Ghost lights ~~ Séveride

En ce matin du 13 août, les médias ne parlent que d'un seul phénomène : La disparition de la ville de Washington. Vu du ciel, la ville de Washington est prise dans une sorte de tempête aux nuages noirs rappelant les fumées industrielles. Ils sont criblés d'éclairs. Nul ne sait ce qui se passe dessous.
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Heaven Mattheson

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» 18 oct. 2017, 08:07

- Sortez-vous les doigts du c**** et trouvez-moi pourquoi Washington se trouve plongée dans l’obscurité et pourquoi plus rien ne fonctionne !

Non, non, pas d’inquiétude, ce ne sont pas mes mots, mais bien ceux du Big Boss du Washington Post. Enfin … pas d’inquiétude, c’est peut-être vite dit parce que j’avoue n’avoir jamais eu autant peur de ma vie. Je ne sais pas ce qui se passe dehors, mais plus les heures passent et au plus la ville ressemble à une ville fantôme. Personne ne peut plus communiquer avec personne alors la police avec les moyens qui leur restaient a arpenté les ruelles et grâce à des mégaphones, les policiers ont demandé à ce que tous les citoyens ne sortent en aucun cas dans les ruelles et que tout le monde est prié de rester chez soi.

J’ai entendu ces messages plusieurs fois, mais depuis quelques heures, il règne une étrange ambiance de mort. L’immeuble qui abrite le Washington Post est immense, et c’est un bâtiment qui représente l’un des fleurons de la ville, alors autant le quitter pour un endroit plus discret. Mais je suis une journaliste et c’est MA VILLE. Je suis restée dans le hall d’accueil qui est totalement désert alors qu’habituellement ça grouille d’allées et venues de gens qui y travaillent ou bien qui viennent pour un rendez-vous quelconque.

Tout le monde a quitté les lieux, du moins je pense sauf deux agents de la sécurité qui m’ont donné une arme à feu et un sorte de gros couteau de chasse que j’ai glissée sous mon blouson, dans mon dos. Je ne sais pas me battre ni encore moins me servir d’une arme à feu ou d’une arme blanche, mais si j’aurai pu croire que j’avais des hallucinations, nous étions trois personnes à avoir vu … des créatures étranges passer et courir dans les rues. Des « trucs » sur pattes, avec des becs, des yeux globuleux déchiqueter tout ce qu’ils trouvaient et … Rien que d’y penser, ça me fait froid dans le dos. Et maintenant, je fais quoi ? Je tente de me jeter dans la gueule du loup ? Parce que dehors, c’est moins sûr que d’être cachée dans une des arrières pièces de surveillance (qui ne sert plus à rien) du Quotidien américain. Il n’y a que les fenêtres qui me servent à surveiller l’extérieur. Tout est si noir …

Et puis ces cris de terreur …
La peur
L’horreur
La nausée qui me vient …

Les deux agents de la sécurité ont voulu faire un tour dans les autres pièces du rez de chaussée pour être certains qu’il n’y avait plus personne (en espérant qu’il n’y plus personne aussi dans les étages). Mon premier réflexe c’est de serrer la crosse de l’arme entre mes doigts. Mon cœur bat tellement la chamade que ses pulsations retentissent dans mes tempes. J’en ai presque mal. Ma cachette n’est pas la plus certaine et je crois qu’il n’y a aucun endroit où je serai en sécurité. Je m’avance vers cette porte, pas après pas. Les cris ont cessé et ma main tremble lorsqu’elle s’abat lentement sur la poignée.

Le couloir est plongé dans le noir, mais j’ai avec moi une lampe de poche. Jusqu’à quand elle va tenir ? Mystère … Je pointe de mon autre main mon arme et j’avance. Je ne sais pas si à ce rythme-là mon cœur va tenir le coup … J’ai envie de crier un « Hé ho les gars ! Où êtes-vous ? » Mais je me dis que c’est une très mauvaise idée. Je me dirige vers le hall d’entrée de l’immeuble. La grande porte tournante en verre est toujours là, mais la baie vitrée sur la droite a été défoncée et il y a du sang sur le sol.

- Non, non, Heaven … Calme-toi … Souffle … Respire lentement … Tu ne peux pas te permettre de paniquer … Tu dois rester en vie.

Je m’avance encore vers le tas de débris et ce que je remarque finit par m’anéantir sur place : Un morceau de chair au milieu d’une flaque rouge sombre. Il y a quelque chose ici et les deux malheureux agents en sont devenus les proies. Je ne peux rien faire pour eux et je m’en désole, mais je dois bouger.

J’essaye de me concentrer sur les commerces que je connais et qui se trouvent non loin du bâtiment et j’énumère le tout, vite fait dans ma tête : un bar, un restaurant, une boulangerie, divers types de boutiques sur l’avenue.

Soudain des bruits anormaux me proviennent d’un autre couloir et là, sans me poser de questions, je cours en direction de la porte tournante. Dehors, c’est encore pire que de rester cloitrer dans le bâtiment. J’ai peur et j’aimerai me réveiller de ce cauchemar. Mes yeux détaillent la scène irréelle qui se joue devant moi : des voitures abandonnées un peu partout, pour la plupart, elles ont été pillées et les devantures des commerces aussi … Pas une âme qui vive et pas de bestioles. Il faut que je bouge.

Je connais un petit restaurant italien à quelques pas et je fonce, sans me retourner. Je ne dois pas savoir ce qui se passe dans mon dos. Mon seul objectif : me mettre à l’abri. Je courre sans m’arrêter et je tourne sur ma gauche en empruntant une autre rue. En levant la tête, je reconnais le logo du restaurant. La porte est cassée, tout est détruit à l’intérieur. Je marche au milieu des décombres à la recherche de survivants. Ça serait sympa si je pouvais trouver une bouteille d’eau, des piles aussi pour ma lampe. Il y a un sac à dos qui traine, je le vide en faisant le tri et je garde un briquet et une barre de céréales. Rien de plus. Avec le faisceau de ma lampe, je m’engouffre dans le restaurant, vers la cuisine …

Mais c’est sans compter sur cet effleurement que je sens sur mon épaule. Je fais un bond et je me retourne vivement en essayent d’étouffer mon cri. Je fais tomber ma lampe à mes pieds, mais pas mon arme… La lumière me dévoile d’autres pieds …

- Vous … vous êtes qui !!!! ?

Je scrute l’obscurité. A force, mes yeux en prendront l’habitude. Je fais un pas en arrière, mais pour aller où ?
Des bruits … encore … Nous ne sommes pas tous seuls et ça provient de dehors et ça se rapproche.
Modifié en dernier par Heaven Mattheson le 21 oct. 2017, 22:35, modifié 1 fois.

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» Publié par Harper

» 21 oct. 2017, 19:37

Une main agrippe le visage de Heaven et l’attire dans l’ombre. La jeune femme est retenue prisonnière.

Chut !

Une voix d’homme, autoritaire, vient de siffler dans ses oreilles sans retirer la main pressant ses lèvres presque douloureusement. Il l’encercle de ses bras lorsqu’une silhouette passe à toutes vitesses à leurs côtés sans s’arrêter. Il reste ainsi un instant sans un geste ni un bruit.

Quelques heures plus tôt...

Une tape sur l’épaule de Jimmy, pas plus. Quand je les ai quitté, je n’ai pas imaginé une seule seconde que je pourrais ne jamais les revoir. Ce n’est que temporaire, mais quand Princesse a disparue, j’ai senti le besoin de la retrouver. Jimmy connait bien sa soeur, car on a eu tous les deux l’idée de retourner dans ce bar irlandais avec l’idée qu’elle était partie récupérer Kaylee. Seulement, tout comme Jimmy, il n’y avait déjà plus rien à part du sang… beaucoup de sang. Jimmy est arrivé très peu de temps après moi.

Ce n’est pas ta soeur.

Ce sont mes premiers mots. Je n’en ai pourtant aucune certitude, il n’y a rien qui prouve que ça ne puisse pas être le cas. Seulement, c’est de Princesse dont on parle.

Ta soeur n’a pas besoin d’orgone pour tenir tête à qui que ce soit.

Elle a survécue à un duel contre un dragon après tout. Non, ce ne peut pas être elle.

Je la trouverai et tu as plutôt intérêt à tenir ta promesse, ont été mes derniers mots.

Cette fois, il ne doit pas me suivre. Il m’a promis de revenir, alors je l’attendrais. Quand il sera de retour, sa soeur sera à mes côtés. C’est ainsi que je scrute la ville à la recherche d’indices sur la petite brune.

Quelques heures plus tard…

La main sur la bouche d’une fille, l’autre sous son sein, je la colle à moi de toutes mes forces pour ne pas qu’elle s’enfuit. Je ne veux pas l’agresser, seulement l’empêcher d’utiliser son instinct de survie qui consisterait à fuir. Je connais ces créatures, ce sont des sentinelles. Si on ne bouge pas, on a des chances de ne pas nous faire repérer.

Une fois sûr que le danger est assez éloigné de nous, je retire tout doucement ma main et lui chuchote à l’oreille quelques mots.

Je suis désolé.

Mon autre main relâche son emprise.

Elles passent toutes les deux heures dans le coin.

Je m’éloigne d’elle, toujours dans l’ombre, mais j’ai l’impression qu’il va falloir apprendre à vivre avec ici.

Tu as faim ?

J’étais venu ici pour une bonne raison. Je n’ai pas de scrupules à me servir dans ce restaurant. Les denrées sont périssables et vont devenir rares. C’est sans doute l’un des derniers vrais repas avant longtemps.

On a une bonne heure devant nous, fais moi confiance.

Je lui tends la main, elle n’est pas obligé de la prendre.

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» 22 oct. 2017, 17:55

https://www.youtube.com/watch?v=Gl4I-5cttws Le « chut » de cette voix masculine me fait autant sursauter que lorsque cette ombre se déplace dans mon dos et me maintient à lui, contre lui. Les yeux grands écarquillés, je fixe l’obscurité face à moi. J’ai dans une main, mon arme à feu et j’ai laissé tomber ma lampe de poche. Une lampe qui commence à montrer de la faiblesse. Je dois impérativement trouver des piles de rechange. J’ai à peine entraperçu cet homme. Il est plus grand que moi, ça c’est certain. De toute manière, je suis déjà petite donc … La question ne se pose même pas. Ce qui se passe dans ma tête à cet instant précis est aussi apocalyptique que ce qui se passe dans cette ville.
J’ai envie de tirer avec mon arme, d’ailleurs, je ne m’en suis pas toujours servie,lui mordre la main, j’ai envie de lui écraser le pied et j’ai surtout une folle envie de m’enfuir … Mais c’est la peur qui me fait penser à tout cela. Et je ne peux pas la laisser maitresse de mes actions, pas maintenant. Pourtant, mes mains agrippent son bras et sa main qui me pressent contre lui. Mon cœur pulse encore et de nouveau, je ressens les battements jusque dans mes tempes. Je reste néanmoins figée sur cette silhouette qui passe près de nous. Comment il savait que cette chose allait être là et comment … Bref … non. Je relâche la pression que j’exerçais sur son bras et je laisse tomber les miens le long de mon corps.
Si je suis dans un cauchemar, j’aimerais bien qu’il s’achève au plus vite. J’ai juste envie de me réveiller dans mon lit et boire une bonne tasse de chocolat chaud ! Ce n’est pas un crime d’espérer cela ? Non ?

Cependant mes prières ne viennent pas et je me laisse aller contre le corps de cet inconnu tout en regardant fuir cette silhouette étrange. Et puis, doucement il me libère et s’éloigne et moi je me retourne doucement vers lui. Je ne le vois pas. Je distingue seulement sa présence face à moi. Tout en écoutant les informations qu’il me fait partager, je cherche alors le tout petit faisceau de lumière, celui de ma lampe de poche qui a roulé légèrement plus loin. Je me guide jusqu’à elle et je la ramasse. Elle n’éclairera bientôt plus grand-chose. Le premier réflexe est bien évidemment de voir à qui j’ai à faire et malgré la faiblesse luminosité, j’aperçois enfin les traits de son visage et ses yeux bleus qui me regardent.

– Désolée

J’abaisse le faisceau de lumière et je le plante vers nos pieds. Je range ma foutue arme à feu dans la poche de mon blouson. Il me demande de lui faire confiance. Je ne suis pas en mesure, dans l’état actuel de la situation, de faire ma difficile.


- Je … oui … j’ai faim … plutôt soif pour le moment … mais la faim viendra.

Quand je me souviens de tout ce sang et de ce bout de chair dans le bâtiment du Washingtons Post, j’ai surtout envie de rendre mes tripes.

- C’est quoi ? Je veux dire … Elles ? Ces créatures ? Comment tu sais qu’elles passent toutes les deux heures ?

Bon, ok, déformation professionnelle avec mes questions. Je devrais parfois essayer de tenir ma langue. Mais ça m’intrigue. Même en étant enfermée dans une des salles du Washington Post, tout en surveillant par la fenêtre, j’ai bien été incapable d’étudier les allées et les venues de toutes ces créatures.

- Je connais ce restaurant. Je viens souvent ici, pendant les heures de pauses du déjeuner ou pour certains rendez vous professionnels. Il y a un comptoir par là …

Je dirige ma lumière vers ce qui semble être le coin bar, en partie détruit.

- On peut trouver des bouteilles d’eau et tout au fond de ce couloir, il y a la cuisine. J’espère qu’il y a encore quelque chose à grignoter. Je dois aussi trouver des piles et il doit bien y avoir une trousse d’urgence quelque part. On peut toujours en avoir besoin. Et j’ai trouvé un sac à dos en arrivant ici. J’ai une barre de céréales et un briquet.

Le restaurant est dans un piteux état et je ne sais pas ce qu’il reste pour nous. Je m’avance vers lui et je lui tends ma main. Si on doit passer un peu de temps ensemble autant au moins connaitre nos prénoms.

- Je m’appelle Heaven et … C’est ma … ville. Je ne sais pas ce qui se passe. Mais d’après ce que tu me dis, il va falloir faire vite pour trouver tout ça … Et après … ?

Oui, et après ? Une fois que l’heure sera passée, ces créatures elles vont revenir et nous, nous allons devoir nous cacher … mais où ? J’ai envie de me cacher six pieds sous terre et ne plus en ressortir, mais je ne dois pas et je dois encore contrôler ma peur pour avancer et survivre.

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» Publié par Harper

» 31 oct. 2017, 09:45

La puissance de sa torche s’essouffle et la lumière dans mes yeux m’atteint à peine. Ces dernières heures, je m’étais habitué à l’obscurité, mais cela ne me dérange pas car je voulais la voir aussi. C’est une jolie fille… même une très belle femme. Je la regarde en souriant d’un air rassurant.

On m’appelle Severide.

Je lui prends la main doucement pour la serrer. Sans les femmes Chesly, je suis toujours plus serein et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi lorsque l’on connait mon histoire. Ce ne sont pas ces créatures qui vont leurs voler le trophée des mes peurs les plus terrifiantes.

Je suis désolé pour ta ville, Heaven.

Elle semble très bien se débrouiller seule. Elle n’aurait sans doute pas eu besoin de mon aide, mais au cas ou, je ne regrette pas mon geste. Se restaurer, prendre des forces, est ma priorité pour la prochaine demi-heure. Je dois rester en bonne condition physique si je veux retrouver Princesse.

Nous sommes dans un restaurant italien, il doit bien y avoir des jambons fumés ou ingrédients du genre.

Je suis carnivore, j’aime la bonne viande, alors comprenez que je fasse la gueule quand le Lynx se pointe avec ses nouilles au roquefort. Rien que d’y penser, j’en ai la nausée.

Je cherche quelqu’un que je pense cachée dans le coin. Cela fait plusieurs fois que je les croise. Elles sont réglées comme des horloges.

Je suis ses conseils et fouille le comptoir.

L’eau du robinet fonctionne toujours. Si tu as une bouteille vide...

Au cas où il n’y aurait déjà plus de bouteilles d’eau, je lui tends la main pour le faire ou lui laisse la place selon ce que son corps m’enverra comme signaux. Ce qui m'intéresse, c’est de manger. Je ne veux pas rester ici trop longtemps malgré ce que j’ai pu lui dire. Je continue de fouiller l’endroit de façon très méthodique. Ce n’est pas vraiment la première fois que je me trouve dans ce genre de situation. Je trouve même que c’est une aubaine d’avoir autant de matériel à disposition.

Ce sont des créatures d’un autre monde. Elles viennent de Kabbale. Tu en as déjà entendu parler ?

Si tu demandes cela à un habitant de Vegas, il te répondra certainement à l’affirmative, mais dans le reste du monde… Vegas est une destination touristique pour ceux en recherche de sensations fortes ou de sexe. La ville ne désemplit jamais, malgré les nombreux scandales dont nous sommes victimes. Bien sûr, les assurances se retirent dès que la ville des Nephilim est concernées, mais comme tout ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas, il n’y a pas beaucoup à craindre. Même une blessure serait pris en charge sans frais par les Vestales. Alors pourquoi s’empêcher de vivre des sensations fortes quand tu les sais sans conséquences. Sauf que des conséquences, il y en a et Washington est une bien belle connerie qu’il va être difficile de cacher maintenant.

Ce monde a été autorisé au tourisme pour les terriens et on dirait que ces créatures ont trouvé un moyen de faire du tourisme à leur tour.

C’était un risque auquel nous pensions être préparé. En réalité, tant qu’Harahel surveillait les mondes, rien ne pouvait arriver. Maintenant, la question la plus importante et qui me glace le sang, est de savoir ce qu’est devenu le Prince de Kabbale. Je ne dois pas trop y penser et me concentrer sur Princesse, sinon je ne pourrais jamais avancer. On a fait la razzia du comptoir.

La cuisine ?

Je la laisse me donner la direction. Elle n’est pas obligée de me suivre, elle peut terminer ce qu’elle faisait. Elle finira bien par me rejoindre. Dans la cuisine, le feu brûle encore, mais tout est sans dessus dessous. Tout le monde a fui en laissant en plan ce qu’il faisait.

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» 01 nov. 2017, 22:32

Le faible faisceau de ma lampe torche me montre quand même les traits de mon interlocuteur inconnu, pas si inconnu que ça puisqu’il se présente à son tour et prend ma main dans la sienne. J’avoue que même en plein milieu de l’enfer, il est très beau et que la pression de sa main est chaleureuse et sécurisante.

- Je suis très heureuse de faire ta connaissance Séveride, bien qu’on aurait pu trouver un endroit plus paisible et moins sordide.

Une petite touche d’humour. Il le faut bien non ? Je hausse les épaules à ses mots lorsqu’il est désolé pour ma ville.

- C’est comme ça. Mais toi, si je comprends bien, tu n’es pas d’ici ? Si c’est le cas, tu as choisi le mauvais timing pour venir à Washington, pourtant c’est une très belle ville. J’adore le musée national d’Histoire et le parc zoologique … Bref … ce n’est pas vraiment le temps de parler de mes passions.

Ce restaurant italien peut nous offrir pas mal de choses, à espérer qu’il reste encore de quoi se nourrir pour nous et faire des provisions. Mais avant que je me concentre sur les locaux du restaurant, Séveride me raconte qu’il est à la recherche de quelqu’un et que c’est comme ça qu’il en a déduit le passage des créatures.

- J’espère que tu retrouveras cette personne.

On commence à fouiller derrière le comptoir. Il n’y a pas grand-chose comme je le pensais, mais je trouve deux bouteilles vides que je lui tends pour qu’il puisse les remplir. L’eau du robinet fonctionne toujours, jusqu’à quand ?

- Tu crois qu’elle est contaminée par quelque chose ?

Je ne sais pas pourquoi cette idée me vient soudainement en tête. Je continue d’ouvrir des placards endommagés et des tiroirs qui ne tiennent plus vraiment. Je ne trouve rien d’intéressant. Derrière nous, juste sur le coin gauche du comptoir, une porte qui donne sur une toute petite pièce. Il y a de tout, mas tout est cassé ou en vrac. Et bingo ! Au milieu de ces débris, sur une étagère qui tient encore, il y a une trousse de secours que je prends ainsi qu’une bouteille d’eau intacte et toute neuve. Je retourne auprès de Séveride et je pose le tout sur le comptoir. Je continue de l’écouter et mon attention de faire l’inventaire de ce que je trouve est détourné parce qu’il me raconte.

Il prononce ce mot, La Kabbale et je me souviens d’avoir lu quelque chose là-dessus, à plusieurs reprises. C’est assez mystique d’après mes souvenirs, mais Séveride semble en connaitre beaucoup sur ce thème.

- Vaguement … Je ne connais pas mon sujet sur le bout des doigts. Que viendrait faire cette Kabbale ici, à Washington ? D'accord, c'est la capitale, quoi de plus logique que de toucher à de ce qu'il y a de plus sacré pour les Américains.

Je suis curieuse de nature et mon job me tend vers cette voie. Je mets dans mon sac à dos : bandages, pansement, compresses alcoolisées, compresses stériles, sparadrap, désinfectant. Je prends deux bouteilles d’eau que je mets aussi et je nous laisse une bouteille pour boire. Je l’ouvre, je réfléchis à ce que j’ai dit un peu plus tôt. Cette eau a peut-être quelque chose … Si je meurs, Séveride saura qu’il ne doit pas boire l’eau du robinet. J’en prends une gorgée mais pour le moment, je ne la lui tends pas. Si j’ai des effets secondaires, il le verra bien.

- Les terriens ? A t’écouter, on dirait que tu viens d’une autre planète, d’un autre monde. Et je n’aime pas ces créatures. Si elles pouvaient retourner chez elle. Dis-moi que c’est un cauchemar et que ces trucs bizarres n’existent pas ?

Je pointe du doigt le couloir en direction de la cuisine et avec ma lampe, on se dirige comme on peut. Je n’ai toujours pas trouvé de piles et ça commence à m’angoisser de me retrouver dans l’obscurité la plus totale. En faisant attention où l’on met nos pieds, on arrive dans la grande salle de la cuisine. Tout est en suspens. Des plats sont en train de brulés, les portes du frigo ouvertes, tout le monde a fui.

- Si tu veux du jambon fumé, faudrait regarder là où ils entreposent toute la charcuterie. Qu’est-ce qu’on pourrait prendre avec nous, qui se mange facilement ?

J’ouvre d’autres placards, ils sont encore en bon états, eux. Pas de conserves, ça ne servirait à rien.

- J’ai des biscuits italiens et du pain !

Je prends les deux paquets et je continue à ouvrir tout ce que je peux.

- Des piles !

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Eirik Nielsen

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Eirik Nielsen

» 05 nov. 2017, 21:22

( HRP : bonjour, je m'incruste dans votre RP, j'espère que ça ne vous dérange pas?... Grand Merci! )

Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que les jours se suivent et se ressemblent. Voilà maintenant 72h que j’étais chez moi à tourner en rond sans trop savoir quoi faire. J’étais le genre de personne à aimer ce qu’il faisait dans la vie mais quand on lui retire sa passion, il est perdu, désarmé. Ben c’est exactement ce que je ressens à l’heure actuelle des choses. J’aimais mon métier de journaliste, être sur le terrain, voyager… là, cloitré chez moi, c’était une torture. J’étais comme enfermé dans ma propre cage, ne pouvant prendre mon envole comme j’aimais le faire habituellement. J’étais dans cette situation car mon patron m’avait ordonné à les prendre. Je n’en avais pas envie bien évidemment mais étant donné que je ne les avais jamais pris durant l’année passée, je n’avais pas eu le choix de prendre toute une semaine.

Alors que je me reposais, encore et encore à mon plus grand regret, j’avais finalement sombré dans le sommeil alors que dehors le soleil était bien présent. Vous savez, ne rien faire est le meilleur moyen pour être fatigué et c’est exactement ce qui m’est arrivé. Un profond sommeil qui, quand je me réveille enfin, m’a donné l’impression que j’avais dormi des heures et des heures. Ma vision à la fenêtre m’avait semblé bizarre, il faisait noir, une obscurité que je n’avais jamais connu jusqu’à maintenant. Sans me soucier de quoique ce soit, je me dirigeais vers ma cuisine pour aller me chercher un bout à manger mais mon regard se détourna vers la pendule qui surmontait le réfrigérateur. Je me frottais les yeux et je fus surpris de voir qu’il n’était que 15h à celle-ci. Je tournais alors les yeux vers la fenêtre et il faisait nuit noire, ce n’était pas normal… je laisse alors tomber le fait de manger un bout et sors alors de chez moi pour voir ce qui se passait. La rue devant mon domicile était déserte, même les voitures, du moins certaines, étaient à l’arrêt sur la route, les portières ouvertes comme si les propriétaires avaient pris peur de quelque chose. Je ne comprenais rien mais une chose de bizarre, je me sentais pas comme d’habitude. Je n’étais pas quelqu’un de normal à la base étant un Nephilim mais là, j’étais différent…comme vidé de tout pouvoir… ce n’était vraiment pas bon. Il se passait clairement quelque chose et je me devais de le découvrir. Peut-être que mon métier fait que j’étais curieux de tout mais là ça devenait inquiétant.

Ma première pensée ne m’était pas destiné mais bien sûr aux habitants de cette magnifique ville mais surtout une personne, Heaven, ma partenaire qui pour moi était spéciale, pas n’importe qui. Je savais qu’elle était en train de travailler aujourd’hui, comme à notre habitude alors il fallait à tout prix que je prenne contacte, voir si elle allait bien… je pris mon téléphone et aussi surprenant que ça puisse paraitre, il ne fonctionnait plus, plus de réseau, rien… la situation devenait alors critique. Sans une ni deux je me mis à courir dans la rue mais mon regard était furtivement détourné par une sorte de créature… je ne savais pas trop ce que c’était mais je me devais de ne pas m’y frotter, surtout dans ma condition, j’étais comme un enfant privé de ses facultés et je n’aimais pas ça. Il me fallait un plan de ce genre de cas. En tournant les yeux tout autour de moi, je pouvais voir encore quelques habitants en train de se réfugier là où ils le pouvaient, d’autre au sol. Je m’étais approché de certain pour voir comment ils allaient mais impossible de déterminer si ils étaient mort ou pas… peut être que la pression dans ses moments obscurci notre vision des choses mais en tout cas je devais trouver quelque chose pour me défendre contre ce genre de créatures inconnues. Cherchant par ci par là, je trouvais alors un sac a dos rangé dans un coffre d’une berline, c’était parfait, comme ça j’aurai de quoi transporter quelques affaires, des ressources qui allaient surement être importante par la suite, come de la nourriture par exemple. Dans ce genre de moment, je dois avouer que Widar me manque… il m’aurait été bien utile… pour le remplacer, je trouve une batte de baseball… pas fabuleux comme arme mais mieux valait ça que rien du tout. Avec cette arme, je trouvais une bouteille d’eau à moitié pleine et rien d’autre… une fois que j’aurai retrouvé Heaven, il fallait à tout prix se diriger vers un magasin pour récupérer les dernières provisions qui pouvait s’y trouver ainsi que des médicaments au cas où.

Après plusieurs minutes de course intensive au milieu des corps, des voitures abandonnées et m’être arrêté pour reprendre mon souffle et me cacher des créatures, j’arrive devant le Washington Post, partiellement détruit. Le chaos régnait dans la ville et mon bâtiment, mon lieu de travail, n’y avait pas échappé… je rentre alors dans le bâtiment et m’arrête au milieu du hall d’entrée. Regardant tout autour de moi, le bâtiment avait l’air totalement vide. Je fis le tour du rez-de-chaussée et trouve le corps de deux agents de la sécurité, mort, éventré… un spectacle glauque mais malheureusement, pour mon bien et celui d’Heaven, je devais alors les dépouiller. Je commençais à les fouiller quand un bruit retentit derrière moi, je tournais alors le visage en sa direction, la main sur ma batte mais rien, personne… je restais quelques secondes dans cette position pour voir si ça allait se reproduire mais pas un bruit, ça avait disparu. Je repris alors mes recherches et trouve donc un paquet de chewing-gum ainsi qu’un taser sur le premier. Le second d’avait rien d’utile alors je les laissais là à contre cœur mais j’avais d’autre priorité. Le bâtiment était vide… « où es-tu bon sang… » pensais-je alors que je ressortais dans la rue sombre qui habituellement était habillée de grandes lumières.

Il fallait me remémorer de tous les endroits que nous avions côtoyés tous les deux. Parc, jardin, magasin, restaurant, tout ce qui pouvait être un lieu de refuge, je devais tout vérifier pour retrouver celle que je devais protéger, c’est alors que je me remémorais ce restaurant où nous avions l’habitude d’y aller pour le travail, un petit restaurant italien par loin d’ici, à quelques minutes de marche. En courant assez vite je pouvais y arriver en moins d’une minute. Après un rapide coup d’œil un peu partout autour de moi, je me mis à courir en cette direction, les rues étaient tout aussi désertes que devant chez moi. J’arrivais percevoir maintenant la devanture totalement détruite de ce restaurant. Je n’avais aucun signe de sa part et le restaurant était plongé dans le noir alors qu’une bête, plus grosse que les autres s’engouffrait dans la rue. Je plongeais alors derrière une voiture garée devant le restaurant, gardant ainsi une vision sur cette créature ainsi que sur la vitrine du restaurant… je ne savais pas où elle était mais il est clair que maintenant, la situation devenait inquiétante et il fallait que je la sorte de là… « Heaven…. »

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» 18 nov. 2017, 23:32

Heaven semble être une jeune femme douce et attachante. Même avec la peur de ne jamais revoir Princesse, elle arrive à m’arracher des sourires. Elle cache son anxiété derrière de l’humour et c’est tout à son honneur. Si nous nous étions rencontré dans d’autres circonstances, nous aurions passé un moment inoubliable. J’en suis certain.

Elle aime cet endroit, tout comme j’aime Londres. Même dans la pénombre, je suis capable de voir ses yeux briller à ses souvenirs.

Ce sera pour une autre fois. Je reviendrai et tu me feras découvrir tout ça. On a un deal ?

En réalité, je suis loin de me douter que cette ville est condamnée et qu’elle ne sera jamais plus celle qu’elle était. Peut-être que les hommes trouveront un moyen d’y vivre à nouveau, mais ce ne sera plus jamais comme avant.

Heaven est une femme intelligente et elle se pose les bonnes questions. L’eau pourrait être empoisonnée, c’est vrai, mais cette fois-ci, ce n’est pas le cas. J’en suis - presque - certain. Je remplis une bouteille que je lui tends et continue avec la deuxième en m’adressant à elle, toujours à voix pas trop haute.

J’en ai bu depuis que je suis arrivé et je vais bien… je pense que tu n’as rien à craindre.

Si elle porte la bouteille à ses lèvres, je rajoute : Enfin, je crois. Mais je ne veux pas la paniquer plus que ça, alors ma main se pose sur la sienne pour la rassurer et surtout, pour qu’elle sorte des pensées qui viennent de lui traverser l’esprit. Je plaisantais. Je te présente mes excuses, ce n’était pas drôle. Bien qu’un peu tout de même.

Ce sourire charmeur, je n’y peux rien, c’est de naissance. C’est enfin le moment que je choisis pour lui parler de la Kabbale alors qu’elle fouille l’endroit et semble y trouver un peu de bonheur.

Je pense que cela n’a rien avoir avec les Américains. Cette ville est particulière d’une façon ou d’une autre pour eux. Je découvrirais pourquoi.

Après avoir trouvé Princesse et ramenée à son père. Quand toute la famille Chesly sera hors de danger, je reviendrai faire mon enquête. Elle me demande de la rassurer, alors je le fais.

C’est un cauchemar et ces trucs bizarres n’existent pas…

Je la regarde attendant de voir si ça a fait son effet, mais il est plus sûr qu’elle reste sur ses gardes et je préfère la ramener à la réalité.

Ça va mieux ?

Il est peu probable que ce soit le cas et Heaven est une grande fille, elle va devoir faire face à la vérité.

Ces créatures sont biens réelles, mais elles ne sont pas toutes belliqueuses. Certaines ont plus d'empathie et d’amour en elles que tous les humains de cette ville réunis. Peut-être qu’un jour je t’en présenterai et tu pourras faire comprendre au monde qu’elles ont le droit de vivre autant que toi ou moi. Je sais que c’est difficile à imaginer à cet instant.

Elle est journaliste. Elle sera peut-être un jour capable d’ouvrir les yeux au monde et empêcher des guerres. Pourquoi elle ? Je ne sais pas si c’est sa douceur qui me rappelle Princesse, sa volonté qui me fait penser à Raven et son courage qui n’aura jamais d’égal celui de Lidrya, mais dont elle n’a pas à avoir honte. J’ai beau m’éloigner encore et toujours de ces femmes, elles finissent toujours par me retrouver dans un coin de mon esprit. À croire que je les aime plus que je n’ose me l’avouer.

Pas le temps de la complimenter sur ses trouvailles ou même de lui révéler ce que je suis, qu’une voix d’homme se fait entendre.

Tu es accompagnée ?

Je n’ai même pas pensé à lui demander.

Empêche-le de trop attirer l’attention s’il te plait.

J’aurai pu aller à la rencontre de l’homme plutôt que d’envoyer Heaven, mais j’arrive facilement à imaginer les rôles et les pensées de chacun. Si c’était Princesse, je voudrais aller à sa rencontre. L’homme nous rejoint et je lui tends une bouteille d’eau.

Bienvenue parmi les vivants. Comment c’est dehors ?

J’espère qu’il n’y a pas eu de gros changement, car je m’en suis plutôt bien tiré jusque là.

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Heaven Mattheson

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Heaven Mattheson

» 26 nov. 2017, 21:51

https://www.youtube.com/watch?v=7oq3pqXhI_8



L’obscurité est un royaume tellement immense et mystérieux que peu d’Humains le connaissent. Certains en ont peur et d’autres, comme moi, essayent comme ils peuvent de la maitriser chacun à notre manière. Mais, je peux vous dire qu’à cet instant être privé de toute lumière, c’est comme plonger dans le néant. Dans ce chaos qui ne porte aucun nom, je viens de faire la connaissance d’un homme aussi bien charmant que secret. Il en connait plus sur ces bestioles qu’il ne veut bien l’avouer. Ce ne sont pas des informations que je recherche. Non, la journaliste a laissé place à l’humaine qui veut survivre et sortir de là. Même si mon esprit s’éveille à certains de ses mots qu’il prononce, j’ai l’impression d’être engourdie. Pourtant, je pense à tous ces gens et ma ville. Je lève les yeux vers Séveride qui me lance un deal. Je lui souris. Il me donne l’espoir sans le savoir d’avancer.

- Avec plaisir, je te ferai découvrir les plus beaux coins. J’espère juste qu’ils seront encore là … Ces créatures n’ont peut-être qu’une seule idée en tête : tout détruire de ce qui fait l’Humanité, des souvenirs d’un peuple, de notre Histoire …

Ce restaurant italien, même vandalisé et détruit, a encore beaucoup de choses à nous offrir et heureusement pour nous deux. L’eau courante fonctionne encore et c’est au moment où je bois une gorgée de cette bouteille qu’on vient de remplir que je me demande si elle n’est pas empoisonnée. Si le cas, Séveride sera immédiatement qu’il ne doit jamais la boire et avertir les survivants qu’il croisera sur sa route. Il me rassure, mais sa plaisanterie qu’il ajoute au dernier moment, me fait ouvrir grand les yeux. C’est trop tard de toute façon, je viens de boire cette eau. Il pose sa main sur la mienne pour s’excuser et son sourire charmeur me fait sourire de nouveau.

- Tu t’en sors bien, ce n’est pas le bon moment pour les taquineries. Crois-moi ! Je suis très bonne dans ce domaine aussi … Et puis quand on regarde tout ce qui se passe autour de nous … J’ai bien envie de sourire un peu. Ça fait du bien ! Merci.

Je fouille une petite pièce et je trouve quelques trucs qui pourraient toujours nous servir si quelqu’un est blessé. Séveride lance le sujet sur la Kabbale. J’en ai entendu parler, mais je n’ai jamais pris le temps de me plonger dans ce sujet pour en faire un article. A chaque fois que je regarde par-delà la devanture totalement brisée du restaurant, je ne vois presque rien dehors, mais je sens le froid de la noirceur et ce silence morbide qui me glace le sang. J’aimerai que cela ne soit qu’un cauchemar. Séveride m’aide encore une fois en prononçant des mots pour me calmer. Je sais que c’est stupide parce que c’est bien réel ce que nous vivons, mais j’ai besoin de les entendre.

- Ça va mieux. Tu es toujours aussi protecteur et sécurisant avec la première inconnue que tu rencontres ?

C’est à mon tour de le taquiner même s’il ne voit pas mon petit sourire mutin qui se dessine sur mes lèvres. Il me raconte ses propres ressentiments sur ces créatures pendant qu’on fouille toujours de quoi manger un peu. J’ai trouvé des paquets de biscuits et enfin ! je tombe sur mon Saint Graal ! Oui, oui ! Des piles ! Pas beaucoup, mais assez pour les changer dans ma lampe de poche et en garder un peu en réserve que je glisse dans la poche de mon blouson. Cette fois-ci j’y vois nettement mieux. Je laisse Séveride explorer la cuisine à sa façon et je retourne dans ce qui était la salle principale du restaurant avec son bar, quand j’entends à cet instant précis une voix. J’éteins immédiatement le faisceau de ma lumière et je distingue légèrement une silhouette dans la ruelle qui passe et s’arrête devant le restaurant. Séveride me fait sursauter lorsqu’il me rejoint.

- Je ne suis pas accompagnée … Mais je reconnais cette voix !

Je rallume ma lampe pour marcher beaucoup plus vite dans les décombres du restaurant et sortir. Je coupe encore la lumière, je ne veux pas qu’on puisse détecter notre présence à cause de moi et je murmure.

- Eirik ! Eirik ! C’est Heaven ! Par-là ! Derrière toi !

Je sais que c’est aussi compliqué pour moi que pour lui de voir dans la nuit. J’allume encore ma lampe pour qu’il puisse au moins me situer.

- Il ne faut pas rester dehors. Il y a des créatures étranges qui rodent par ici. On a encore le temps avant qu’elles reviennent, mais c’est plus prudent de se mettre à couvert.

Séveride m’a expliqué qu’elles faisaient des rondes toutes les deux heures, mais il ne fallait pas non plus trop trainer. Je tends la main à Eirik qui me la prend et on se serre dans les bras.

- Je suis si heureuse de te voir ! Viens à l’intérieur on sera à l’abri … Pour un temps.

Je le guide à l’intérieur toujours avec ma lampe et on rejoint Séveride qui n’a pas bougé.

- Eirik, voici Séveride que j’ai rencontré ici même. Séveride, voici Eirik, nous travaillons ensemble au Washington Post où nous sommes tous les deux journalistes.

Je les laisse parler un peu ensemble et j’éteins ma lampe. Ce petit geste nous replonge dans l’enfer de la nuit.

- Elles ont tout détruit … Ces créatures … Eirik … le Washington Post est dans un sale état et les deux agents de sécurité qui étaient avec moi … Ils ont été …

Je n’arrive pas à terminer ma phrase. Je revois ces images : tout ce sang, de la chair arrachée. J’en ai la nausée.

Pourquoi tu es si proche du Washington Post ? Tu étais en congé et tu habites beaucoup plus loin.

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Eirik Nielsen

Nephilim

Eirik Nielsen

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Eirik Nielsen

» 06 déc. 2017, 22:15

J’avais un mauvais pressentiment… La situation devenait de plus en plus chaotique. Seulement, sans mes pouvoirs, je ne savais pas comment j’allais pouvoir faire pour me défendre, mais surtout pour retrouver Heaven… où était-elle encore parti fouiner… j’eus un petit sourire après ces paroles en repensant à toutes les fois où elle avait tendance à forcer les serrures pour pouvoir se faufiler comme une petite souris… lorsque tout à coup j’entends sa voix, alors que je me trouvais derrière une voiture, face à la devanture du restaurant Italien. Je me suis dit qu’à force de la rechercher je commençais à entendre des voix et que je devenais dingue mais en tournant mon regard comme me l’indiquait cette voix, que je reconnaissais étant donné que c’était la sienne, je la voyais alors. J’eu comme un long soulagement en moi au moment de la retrouver…enfin. Je l’ai cherché pendant quelques temps mais la découvrir là, dans notre restaurant dans lequel on passait le plus clair de notre temps durant le boulot ou même en dehors me dit qu’elle me recherchait elle aussi, indirectement, sinon elle se serait réfugiée autre part !

Je pouvais d’ailleurs remercier sa discrétion légendaire… son faisceau de lampe qui faisait d’elle une proie pour n’importe qui n’était pas très malin de sa part mais une fois que je l’avais vu, elle l’avait coupé, logique. Je m’approche d’elle et la prends dans mes bras, la serrant de toute mes forces comme si je revenais d’une guerre et que ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vu.

« Je suis tellement heureux de te voir… je t’ai cherché partout… »

Ces mots étaient sortis tout seul de ma bouche, prouvant un rapprochement avec elle qui ne fallait pas avouer… ça me mettait dans une situation on ne peut plus gênante… Alors que je suivais Heaven jusqu’à l’intérieur, je pouvais me rendre compte de l’étendu des dégâts à l’intérieur de l’établissement était tout simplement catastrophique. Il était certain que nous n’étions pas les premiers venus dans ce restaurant pour s’approvisionner. Je pouvais malgré tout difficilement voir tout ce qui se trouvais devant moi, faisant ainsi attention à ce que je me casse pas la figure sur une boite qui pouvait trainer ou un bien une chaise… ca ferai désordre quand même devant elle, la honte… j’eu un sourire à cette pensées alors qu’elle m’emmena face à un homme. Je relâchais bizarrement sa main, la chaleur de celle-ci, pour retrouver la moiteur de mon futur interlocuteur, avait-il peur ? connaissait-il ces créatures ? impossible qu’il sache mes origines… j’ai vécu très longtemps et ai apprit à contrôler mes pouvoir et devenir ainsi invisible aux yeux de tous.

« Content de te connaître Séveride, on est jamais trop de trois » dis- avec le sourire « dehors ce n’est pas folichon… si on veut rester en sécurité, il va falloir se faufiler… l’inconvénient c’est que seul c’est possible, mais à trois, on risque de se faire remarquer, donc mieux vaut rester dans l’ombre pour le moment, à l’abri dans ce restaurant. »

Alors que mon regard passait de sérieux à calme un peu de seconde lorsque Heaven m’adressa de nouveau la parole. Je tournais alors la tête vers elle. Apparemment elle était au bureau durant l’évènement… et a dut voir les agents que j’ai vu aussi peu de temps avant… moi qui me sentais l’obligation, le devoir, de la protéger de cela, j’ai échoué dans ma mission. Le regard vers le sol, cherchant les mots, je posais alors mes mains sur les épaules, pour la réveiller, ne pas qu’elle se déconcentre, ce n’était pas le moment, il fallait avant tout penser à notre survie plutôt qu’à ceux qui l’ont perdu.

« Oui, je me suis rendu au Washington post, et je suis tombé sur les deux agents de sécurité à l’entrée du bâtiment, je suis arrivé et ils étaient déjà mort, depuis peu je pense… mais on ne peut plus rien faire pour eux malheureusement, maintenant il faut que nous restions ensemble, d’accord ? »

Pour donner suite à sa question, soit je lui cachais la vérité, soit je lui déballais tout. Je réfléchissais à la meilleure façon de le lui dire et finalement je n’avais rien à craindre à tout dire… Je relâchais ses épaules, et lui tournais le dos pour regarder vers l’extérieur du bâtiment, un calme terrible régnait en maître là dehors… je lui répondais alors, sans même la regarder, mais surveillant les alentours.

« Je te cherchais bien sûr, tu ne peux pas te tenir tranquille… je te connais par cœur maintenant, je sais que la moindre occasion pour fouiner quelque part, tu seras toujours la première à t’y faufiler. » alors qu’un petit rire silencieux se fit entendre d’entre mes lèvres. « Plus sérieusement, je savais que tu travaillais aujourd’hui, et tu connais mon amour pour mon métier, je me devais de venir regarder dans le coin si tu allais bien… mais je vois que tu te débrouille bien par rapport » je lui montre le sac que j’avais trouvé et les quelques objets trouvés sur place. « Et vous ? qu’avez-vous trouvé de bon dans le coin ? »

J’attendais gentiment leur réponse tout en gardant un œil vers l’extérieur, sans bouger le l’endroit où m’avait emmené Heaven.

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