Déblatterons sur Bridges !

Après la guerre civil, le Mandarin Oriental a transformé certains étages de son complexe pour accueillir des bureaux de luxueux dirigeants ayant décidé de vivre au milieu des Nephilim. Parmi ses clients, Edouard Osoto devenu un riche constructeur immobilier a décidé d'y louer des bureaux dont le luxe est à la hauteur de ses ambitions
Verrouillé

Edouard Osoto

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Edouard Osoto

» Publié par Satsobek Anahk

» 17 déc. 2016, 22:19

Ce midi, nous avons appris que le groupe de travail venait de se réunir. La décision avait été prise et je m’attendais à recevoir un coup de téléphone du maire ou de Dawn Ludlow. Si Mademoiselle Ludlow m’appelait ce serait mauvais signe. Le maire n’aurait pas le temps de m’annoncer le rejet de mon projet, il déléguerait cette tâche. À l’inverse, si le cabinet du maire m’appelait pour un rendez-vous, je pouvais m’attendre à une décision plutôt favorable.

J’étais anxieux. L’échec serait une énorme perte de temps. Faire changer d’avis au maire me prendrait du temps, beaucoup de temps, quel que soit le moyen utilisé pour parvenir à mes fins. Mais finalement l’appel fit vibrer le téléphone. Nous avions rendez-vous avec le maire pour finaliser les derniers éléments avant le lancement d'une des campagnes. L'un des projets s'étaient dégagés et avait même reçu l'unanimité. J'ignorais encore lequel. Les trois projets avaient un potentiel. Le maire avait du s'exprimer et tout le monde avait fait le même choix que lui. Comme par hasard.

Bien passons au cas Dawn Ludlow. J'attendis encore quelques heures avant de lui envoyer un SMS. Je savais que ce matin, elle assistait à cette réunion, mais je n'en ferais pas part. Tout ce que je savais, c'est qu'elle n'était pas allée courir ce matin.
Historique de discussion a écrit : E.O.>Bonjour, est-ce vous que j’ai aperçue courir le long du parc ce matin ? Edouard Osoto.
D.L.>Bonjour Monsieur Osoto. Désolée, ce n’était pas moi. Comment allez-vous ?
E.O.>Très bien, merci ! Le cabinet du maire vient de me contacter pour discuter du lancement du projet. Je vous aurais bien appelé avant, mais je ne voulais pas interférer pendant les délibérations.
D.L.>Oui, je suis au courant. Je suis contente pour vous. Et pour notre ville aussi. Je crois en ce projet.
D.L.>Vous avez bien fait, j’aurais très bien su séparer la partie personnelle et professionnelle, mais je ne suis pas certaine que mes collègues l’auraient compris. Je vous remercie.

E.O.>Oui, j’ai remarqué et apprécié que vous n’abordiez pas mon divorce, même lorsque nous avons eu une dizaine de secondes, seul à seul.
D.L.>Je ne me serais jamais permise. Il est vrai que je me suis inquiétée pour vous, mais je connais l’importance de la discrétion. Et puis, j’imagine que si les choses s’étaient passées différemment, vous ne m'auriez rien dit.
D.L.>J’ai été témoin malgré vous de ce coup de téléphone. Je ne savais pas si vous vouliez encore en parler avec moi ou faire comme si rien ne s’était passé. J’aurais compris et j’aurais fait comme vous vouliez.
Mais bien sûr, si je t'avais envoyée boulée, je suis certains que tu aurais tiré une drôle de tronche, mais passons. Je vais lui lancer un petit compliment. Mais il est bien choisi surtout quand on sait le désert affectif qu'elle traverse.
E.O.>Vos amis ont de la chance.
D.L.>Je ne sais pas, je ne suis pas tous les jours facile. J’ai mon caractère.
E.O.>C’est ce que me rapporte votre associé, j’ai oublié son nom. Celui qui est un peu … on va dire peu correct avec la gente féminine.
D.L.>Oh, je vois. Il a raison. Sur tout ce qu’il vous a dit…
D.L.>Je plaisante. Je n’imagine même pas ce qu’il a pu vous raconter…
D.L.>… Je peux savoir ?
Pour le coup, elle me fait rire. Bien une gonzesse, tient ! Elle imagine même pas... mais elle veut savoir. Ah la la la... Allez, profitons-en pour la surprendre en étant très direct. Si je veux qu'elle fasse ce que je veux, je dois me montrer directif sur certains points dès le début.
E.O.>Que faites-vous ce soir ?
D.L.>Je dois regarder mon agenda…
Elle se fout de ma gueule ?
D.L.>Je plaisante. Rien d’important, je peux me libérer.
D.L.>Que proposez-vous ?

E.O.>Eh bien vu les compliments que j’ai entendu à votre encontre de notre ami commun, il voudrait mieux un endroit discret. Nous avons déjà fait l’exposition sur les Aston Martin (j’ai d’ailleurs appris que vous l’aviez visitée plusieurs fois avant, merci d’avoir accepté).
E.O.>Je crois qu’il y a un cinéma en plein air. Attendez j’ai un prospectus, je le cherche et vous l’envoie.
D.L.>Ne cherchez pas, je sais où c’est. On ne va pas y aller à deux voitures et je pense que la limousine ferait mauvais genre. Que diriez-vous que je passe vous prendre ?
D.L.>Si vous faire conduire en Aston Martin ne vous dérange pas.

E.O.>Ne vous inquiétez pas, j’ai le coeur bien accroché !
D.L.>Attention, je vais prendre ça pour un défi !
E.O.>Bien … je vais manger léger alors ! J’ai toujours mes bureaux au Mandarain. Il me porte chance ce casino. Certainement parce que je n’y joue pas un cent ! À tout à l’heure ! Je vous laisse le choix du film, je suis très mauvais conseiller. Vous m’enverrez l’heure à laquelle je dois descendre. Quoi que j’entendrais peut-être les pneus crisser !
D.L.>Oh malheur ! Vous n’imaginez pas ce que vous me demandez. La dernière fois qu’on m’a demandé de choisir un film d’action, je suis revenue avec “Seul au monde” avec Tom Hanks. Je ne connais même pas vos goûts. Vous pourriez ne pas aimer. Je n’ai pas envie de vous faire passer une soirée à mourir d’ennuis. J’ai envie de vous changer les idées.
E.O.>Je ne connais ni “Tom Hanks” ni “Seul au monde”
E.O.>Mais la soirée me changera forcément les idées.

D.L.>Bien, vous me rassurez. Je vous préviens dès que je sais à quelle heure je viens vous chercher. A plus tard.
E.O.>Parfait ! J’ai hâte de découvrir Tom Hanks ! ;-)
D.L.>MDR
Mes associés allaient fêtés cela entre eux. Je leur avais laissé une carte de crédit de l'entreprise. N'allez pas croire que j'étais généreux, je voulais simplement qu'il y ait des traces comptables de cette sauterie pour me défendre plus tard. Des fois que le maire change d'avis. En sortant de la douche, j'appelais un contact et je lui demandais des informations sur les dernières saloperies balancées par Bridges, je devrais être crédible. Il avait un langage très... poétique. Cela me donnait des idées. Je vais la tester, la provoquer en lui rapportant ce qu'il invente. Faisons-la rougir !

Je posais le téléphone sur le lit après avoir mis le haut-parleur. J'écoutais attentivement tout en choisissant un costume gris clair avec une chemise de bonne facture. Je n'avais que des chemises à boutons de manchette. Je cherchais donc un bijou peu ostentatoire. L'argent irait très bien. Je ne fermais pas la chemise, ni ne mettais de cravate. Décontracté, mais pas trop.

Nous raccrochions. En attendant des nouvelles de ma proie, je consultais mes mails et attendais un retour de Sloan Monroe. J'épluchais ces comptes pour analyser la moindre dépense et deviner ce qu'elle faisait de mon argent. Il y avait assez pour qu'elle prenne la poudre d'escampette. J'avais mis quelque verrou quant à un retrait complet ou un versement sur un autre compte. Mais je savais que je ne risquais rien. Cette femme se droguait à l'adrénaline. Je la payais pour exercer sa passion. Il n'existait pas de meilleure fidélité.

Je recevais l'heure du SMS. Je pris l'ascenseur pour avoir une dizaine de minutes d'avance et me retrouvais donc sur le perron V.I.P. Depuis quelques semaines déjà, je sympathisais avec les employés. Je me forçais, je ne les appréciais pas et j'avais du travail. Mais cela devait me servir pour le plan Dawn Ludlow. Quand elle arriva, je discutais avec un des voituriers et nous arborions tous les deux un grand sourire.

« Vous connaissez Mademoiselle Ludlow ? » Il l'avait reconnu à sa voiture d'abord. Je dois dire qu'elle était jolie. La voiture. Ok, la conductrice aussi.
« Oui, j'ai cette chance. Bonne soirée David ! » Je lui laissais un billet de cent dollars en prenant soin de le plier pour qu'on ne remarque pas le montant. Sauf Dawn, forcément. Tout était calculé.

Il m'avait ouvert la portière. Je ne voyais que les jambes de Dawn, mais mes yeux glissèrent sur son visage sitôt j'étais installé.

« Je voulais faire une blague sur l'Airbag en montant dans la voiture, mais je l'ai oubliée. Vous êtes plus très élégante. Ce sourire vous va à ravir. Vous êtes plus souriante qu'avant de commencer la réunion. »

Je bouclais ma ceinture. Mais j'évitais une blague lourde

« Bien ! Alors parlez moi de ce Tom ! »

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Dawn Ludlow

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Dawn Ludlow

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Dawn Ludlow

» Publié par Harper

» 02 janv. 2017, 09:32

https://www.youtube.com/watch?v=kINMYfo4EA4

Je suis dans ma douche, la tête dans les étoiles. Je me prépare doucement. Les sms d’Edouard m’ont fait plaisir. Sortir avec lui ce soir encore plus, mais je ne m’envole pas. Je ne vais pas prendre ce rendez-vous pour ce qu’il n’est pas. Il est en plein divorce et même si je l’apprécie, je ne connais rien de cet homme. D’accord, c’est faux, j’en connais déjà beaucoup sur lui et des détails intimes de sa vie privée qu’il aurait préféré sans doute que j’ignore. Mais j’étais là et je ne crois pas au hasard, je crois au destin. Je sais qu’il vit une période difficile de sa vie et j’ai envie d’être présente pour lui. J’ai besoin de ça. J’ai besoin d’être là pour quelqu’un, n’importe qui. Cela me donne l’impression de faire quelque chose de bien, d’exister. Je n’attends rien en retour, juste savoir qu’il va bien. J’ai tellement d’amour à offrir et personne à qui le donner, que ça me consume de l’intérieur.

Quelques heures plus tard, je suis devant l’hôtel d’Edouard. Dois-je l’appeler Edouard ? Je ne l’ai jamais fait. Cela me pose problème de ne pas savoir. Je me pose soudain la question de ce que ça va impliquer dans mon travail de le fréquenter. Je chasse vite cette pensée de mon esprit. Je n’ai pas été influencé pour son projet. C’est le Maire qui a choisi au bout du compte et nous ne nous sommes jamais revue comme à la soirée. Nous sommes toujours restés professionnels et c’est ce qui compte.

Un sourire illumine mon visage lorsqu’il entre dans la voiture. Je rougis un peu gênée de son compliment. Je me demande si je n’en ai pas trop fait. Je porte un short habillé noir, car je me suis dit que ce serait plus simple en voiture, avec un top et une veste élégante. Mes escarpins eux, n’ont pas de taille inhabituelle. Ils sont toujours vertigineux.

Merci.


Je le laisse s’installer et je prends le chemin vers un de ces grands cinéma de plein air. Il ne faudra pas si longtemps pour y arriver, car j’ai cette chance de connaître toutes les rues de la ville.

J’adore cet acteur, mais je ne veux pas vous influencer.

Je lui fais un clin d’oeil et pose mon attention à nouveau sur la route.

Je préfère vous donner toutes mes félicitations pour votre projet. C’est l’aboutissement de plusieurs années. Je suis vraiment heureuse pour vous.

Je suis sincère. Je sais que je parle travail, mais comment faire autrement ? Nous sommes partenaires professionnels, c’est naturel que vienne le sujet. Surtout que nous sommes là pour le fêter et je compte bien le faire comme il se doit. Dans le coffre, se trouve une petite glacière avec du champagne et autres mets délicieux pour les papilles – que je n’ai pas cuisiné, je vous rassure. Ça vient d’un très grand traiteur de Vegas. Je ne le cache pas. Je ne veux pas lui faire croire que c’est moi qui ai préparé tout ça. J’en serais incapable.

Quand nous arrivons, il peut voir que c’est Passenger au cinéma. Il m’a dit de choisir à ses risques et périls. De toute façon, je ne suis pas certaine que nous regardions beaucoup le film.

Mettez-vous à l’aise.

Je disparais quelques minutes. Il peut entendre que je trifouille quelque chose dans le coffre. Quand je réapparais, je porte un panier en osier plein de victuailles et j’ai une couverture sous le bras.

C’est vous qui choisissez. On peut rejoindre la terre pour profiter de l’air de la nuit, mais si vous préférez nous pouvons très bien rester en voiture.

J’ai un doux sourire sur le visage. Je n’ai pas influencé ce que je désire le plus dans le ton de ma voix. Je lui laisse le choix.

Edouard Osoto

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» Publié par Satsobek Anahk

» 02 janv. 2017, 12:10

J’aime beaucoup son attitude, douce, gentille, faussement attentionnée. Je ne crois pas en la bonté de l’Homme, je n’y crois pas une seule seconde. J’ai la profonde conviction et je devrais plutôt dire la certitude que les Hommes agissent toujours dans un but individuel. Qu’on reporte cela sur Freud ou Nietche m’importe peu. Je préfère tirer mes conclusions moi-même, porter mes propres jugements que de citer des philosophes qui croupissent six pieds sous terre. Je me fous de ce qu’on dit sur les jugements. Je juge, j’assume. Certes, je garde néanmoins mes réflexions pour moi, dans le cas où un de ses vieux penseurs ne soient cornus et encore vivants. Mais je juge Dawn Ludlow sans honte et je suis certaine qu’elle a bien des arrières pensées en venant me rejoindre, si élégamment vêtue. Oh je ne la considère pas encore comme Bridges. Et je ne veux pas faire d’elle quelqu’un comme Bridges le souhaiterait. Je ne veux pas qu’elle devienne une pute, non. Je rêve de la voir commettre un meurtre de sang froid par exemple, la voir coucher avec un homme et tuer Bridges s’il se met à bander, par exemple. Ça se serait cool !

« J’adore cet acteur, mais je ne veux pas vous influencer.
— Oh un peu quand même, non ? Mais tant mieux, car j’apprécie votre élégance et cette sortie. »

Pourquoi se serait-elle habillée de la sorte si elle ne voulait pas que je l’apprécie ? Je commence doucement mon travail, j’ai envie de lui montrer qu’elle est maligne, dans le sens de sombre malice. Elle a des buts et se comporte plus pour les satisfaire que pour résoudre mes soucis. Tant mieux ! Je compte bien la transformer encore plus.

En roulant, forcément, nous en revenons sur le thème du travail. Elle ne me connaît pas (tant pis pour elle, ce sera sa perte). Je ne la connais pas non plus, alors ce sujet nous réunit.

« Je préfère vous donner toutes mes félicitations pour votre projet. C’est l’aboutissement de plusieurs années. Je suis vraiment heureuse pour vous.
— Oui. Trois ans déjà. »

J’ai pour projet de voler leurs artefacts depuis la Révélation. Mais pour le musée cela ne remonte qu’à une trentaine de mois, quand j’ai compris que je n’arriverais pas à cacher mes actions sans m’exposer personnellement. Le musée sera l’ultime couverture.

« Vous m’étonnez ! Quand on crée une fondation pour des enfants malades, quand on crée un musée pour passionnés d’automobile, on ne félicite pas le créateur, mais on se réjouit souvent pour les bénéficiaires. Les enfants malades, les passionnés de vieilles automobiles qui pourront préserver leurs précieux. Et pourtant, vous, vous vous réjouissez pour moi. Je suis touché, mais pourquoi ? »

Je me sentirai insulté si elle me prenait en pitié, mais je n’en montrerais rien. Et je soupçonne autre chose.

Quand nous arrivons je remarque le titre du film. « Passenger » Je ne connais pas du tout ce film, je n’en ai jamais entendu parlé et je m’en moque royalement, en fait.

« Passenger ? lançais-je d’un ton légèrement dubitatif… C’est un film où les passagers disparaissent ? Je vais finir par croire que vous voulez me faire peur en acceptant d’être votre passager. Je vais finir par vous soupçonner d’intentions très malhonnêtes. »

Jouons un peu sur les mots, mais point trop ! Elle m’invite à me mettre à l’aise, alors je me permets de reculer mon siège. D’une pression sur un interrupteur, il se recule. Je recherche l’interrupteur de son siège et j’en fais de même pour elle. Quand elle revient avec sa couverture et son panier, je me dis que ce sont deux mauvaises propositions. Je ne suis pas du genre à me limiter aux choix qu’on me propose. Je regarde autour de nous et lui désigne un véhicule sur notre droite. C’est un gros 4x4 qui ronronne. Même si nous avons une place privilégiée et que rien ne nous gâchera la vue, je n’ai pas envie de respirer les vapeurs d’essence.

« La climatisation semble carburer et ses vapeurs ne m’inspirent pas. Et puis, pensez à mon amour propre si vous passez une soirée avec moi et en revenez avec une migraine carabinée. Non, je préfère prendre le risque de rester votre passager. Mais votre voiture mérite qu’on se prive un peu. Ecoutez, si votre passager ne disparait pas pendant le film, vous pourriez aller sur les hauteurs d’Henderson pour dîner. Buvons simplement un petit verre, en attendant, qu’est-ce que vous en dites ? »

Je reste donc à ses côtés, une hôtesse vient à notre rencontre et nous apporte des casques audios tout en prenant les tickets achetés par Dawn. Les écouteurs s’avèrent inutiles, car elle nous donne aussi la fréquence radio pour écouter le son directement depuis les enceintes de la voiture. Tant mieux, car je me fous du film et je préfère discuter avec ma proie que de porter un tel casque. En plus, si la hauteur sous plafond ne dérange pas Dawn, moi ça va m’ennuyer.

« Je vous laisse les casques, nous utiliserons la radio. Merci Madame, bonne soirée. »

L’hôtesse avait une paire de seins siliconés tellement gros qu’ils en étaient affreux, zébrés de veines. Nul doute que cette femme n’était pas enceinte. Cela débordait pourtant de partout. Forcément, comme tout le monde (hommes et femmes compris) j’ai jeté un coup d’oeil. Je suis certain que Dawn aussi.

« Je comprends que certaines femmes souffrent et veulent pratiquer une chirurgie réparatrice après une opération, mais je ne comprends pas qu’une femme se dénature autant. Vous avez remarqué la couleur de ses yeux ? »

Ses yeux ? Oui, je m’amuse. Bien sûr que Dawn n’a pas remarqué la couleur de ses yeux. Dans le noir, avec la lumière de sa portière encore ouverte, cela devait être difficile. Mais moi, j’avais repéré ce détail exprès.

« Non, je ne me moque pas de vous, Dawn… Quand une femme se penche ainsi, c’est impossible de ne pas regarder, vous aussi, vous avez regardé. »
Rougit-elle ? Comment réagit-elle ? Je veux savoir. « Quand cela arrive et pour ne pas paraître mal poli, je me force à concentre sur le nom de la personne et la couleur de ses yeux. Ils étaient verts. C’est dommage ce qu’elle a fait. D’autant plus qu’elle risque de n’attirer que des hommes comme Bridges. »

Je me permets de baisser le volume, le temps des publicités. Moi, je ne m’ennuie pas. Je l’analyse, je l’écoute, j’essaie de la percer à jour sans poser de questions et Bridges va m’aider, voilà pourquoi nous sommes ici, aussi. Elle semble gentille en apparence, mais je suis sûr qu’au fond ce n’est pas le cas et les propos de Bridges doivent la faire marronner. J’en reviens à mon introduction, l’espèce humaine est faite de parasites individualistes contraints à survivre en société. À propos de parasites, nous avons évoqué Bridges...

« C’est malheureux à dire, mais Bridges s’est montré d’une grande aide. Il a beaucoup parlé à l’une de mes partenaires. » C’est une assistante habituée à sortir les vers du nez aux hommes, mais je la décris de façon plus noble devant Dawn.

« Le maire, l’ambassadrice, leurs point de vues. Il a beaucoup parlé de vous aussi. Pour être franc, il m’a donné une très mauvaise image de vous, en fait. »

Je fais semblant d’être ennuyé.

« Par SMS, j’ai essayé de minimiser. Je sais que vous avez mené une enquête sur moi, ma société, la fondation. J’en ai fait autant sur vous, mais j’accorde de l’importance à la personnalité des gens, surtout ceux avec qui je serais amené à signer des partenariats. La femme qu’il a décrite n’aurait pas eu la courtoisie de ne pas aborder mon récent divorce durant la présentation. Je voulais que vous sachiez que je ne le crois pas. Allez, présentez-vous, parlez-moi de vous que je chasse cette image démoniaque de femme qui dévore ses passagers. »

Voilà, c’est distillé, l’écran s’assombrit. Avec un peu de chance, cela va la titiller et nous regarderons peu ce film. Je me fous qu’il soit bien ou pas, c’est une façon d’occuper les masses et de les forcer à rester chez elle. Moi, je n’ai pas de temps à perdre. Quand un filme cartonne, j’en demande une synthèse accélérée. Dawn va-t-elle me demander ce qu’il a dit ? Ce qui est marrant, c’est que j’aurais à peine à exagérer, d’autant que mon assistante a déjà édulcoré ses propos en me les rapportant.

Si elle me le demande, je lui confirme qu’il prétend qu’elle est là parce qu’elle couche avec le Maire et certainement quelques assistants qui ont accepté sa nomination à ce poste. Je lui donnerai quelques noms de ses amants selon la rumeur, la liste est longue. Pour la flatter un peu, quand même, je rajouterai qu’il ne savait pas ce qu’elle avait fait pour Crystal Limousine. Elle découvrira que j’ai fait mon enquête et découvert comment elle avait redressé la société en l’absence du patron, avec ses idées novatrices de location de véhicules sportifs.

« Mais non, je vous rapporterai pas ses mots exacts. C’est juste abjecte... »

Je suis certain que la situation l’énerve. Je l’analyse. Est-ce qu’elle va reporter sa colère sur moi, prétextant mon silence ? Est-ce qu’elle va se contenter de fulminer ? Est-ce qu’elle aura le courage d’insister ? J’adore cette situation !

Allez Dawn montre-toi un peu ! Car si tu insistes vraiment, je te dirais en ses mots à lui comment il te décrit. (À moins que je n’invente, non je ne ferais pas cela, bien sûr que non ! )

« C’est étonnant qu’elle puisse encore marcher droit avec ses échasses, vu le nombre de … qu’elles se prend chaque jour dans le ... »

Je serais vraiment surpris qu’elle ne veuille pas le savoir. Les femmes accordent beaucoup d’importance à ce qu’on colporte sur elles.

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Dawn Ludlow

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» Publié par Harper

» 02 janv. 2017, 13:26

Trois ans. Ce chiffre a son importance à Vegas. Voilà trois ans qu’à eu lieu la révélation. Voilà trois ans que j’étais partie sans regretter une seconde et sans regarder derrière moi, même pas MatVei. Je ne le comprends toujours pas. Je ne sais pas comment j’ai pu l’oublier aussi vite. Est-ce que l’amour que je pensais avoir pour lui était faux ? Ma présence à Vegas fait-elle remonter de vieux sentiments ? Est-ce pour cela que je repense si souvent à lui désormais. En trois ans, l’eau à coulé sous les ponts. Je dois faire partie du passé depuis longtemps. Loin des yeux, loin du coeur. Je ne pensais pas que ce dictons serait si vrai dans mon cas.

Je suis étonnée par sa question, car pour moi, c’est une évidence.

Vous vous êtes investi dans ce projet au point de sacrifier votre mariage, c’est que ça compte énormément pour vous.

Je ne sais pas si c’est une bonne chose de lui avoir répondu. De peur que mes paroles ne l’aient blessées, je me concentre sur la route. Il faut vraiment que j’apprenne à tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler.

Nous arrivons et il se met à tiquer sur le titre du film. Il ne fallait pas me demander de choisir. Je l’avais prévenu que j’avais des goûts douteux. Je me mets à rire.

Non, c’est plutôt l’histoire de deux personnes seules au milieu de l’espace, qui vont apprendre à se connaître.

S’il veut nous identifier à ce film, c’est la meilleure description que j’ai trouvé.

Rassurez-vous, il y a un beau vaisseau, des explosions, des émotions, de la peur, de l’amour… je le regarde. Je vous avais dit de ne pas me laisser choisir.

Quand je reviens les bras chargés, je vois bien avant de poser ma question, le choix qui s’impose. Il a reculé mon siège. Il-a-touché-Lily ! Je tique un peu. Je suis tatillonne dès que ça touche mon bébé, mais je sais qu’il ne l’a pas fait avec de mauvaises intentions et qu’il ne pouvait pas savoir. Si je lui dis quoi que ce soit, il va me prendre pour une folle. Je préfère me taire et ne plus y penser… si j’y arrive. Je grimace avant de lui répondre, tout en montant dans la voiture.

Ils sont censés éteindre leurs moteurs.

Tous ne respectent pas les règles. Le monde est ainsi fait, il faut l’accepter ou se battre, mais pour moi, c’est une perte de temps. Je place le panier entre nous et lui tend la bouteille de champagne pour qu’il l’ouvre.

Comme vous voulez.

Je n’ai pas perdu mon sourire, il m’en faut bien plus pour gâcher ce moment.

Une hôtesse vient nous donner le matériel pour suivre le film. Je suis charmante et gentille avec elle. Je n’ai aucune raison de ne pas l’être et la question d’Edouard me surprend. Je ne réponds pas sur la couleur de ses yeux, car 1- je ne la connais pas et 2- ce n’est pas vraiment ce qu’il désire savoir. Il est en train de la juger et je ne peux m’empêcher de penser à Lindsey. Ses propos ne me font pas plaisir.

Elle peut bien faire ce qu’elle veut de son corps après tout. Elle avait peut-être besoin de ça pour se sentir bien. Ou c’est peut-être une façon pour elle de se cacher. La plupart des gens ne réagissent pas comme vous. Ils vont se focaliser sur ce trait physique et ne pas chercher plus loin. Vous avez regardé ses yeux, moi j’ai regardé ses mains.

Il y a ceux qui gardent la tête haute et ceux qui baissent le regard. Je suis sans doute de cette deuxième catégorie, car je n’aurais jamais pu fixer son regard sans être gênée. Je lui tends ma coupe pour qu’il la remplisse.

Elle a la marque de bronzage de son alliance et se ronge les ongles.

Cela ne veut pas dire qu’elle est en plein divorce. Elle l’enlève peut-être juste pour donner l’impression qu’elle est disponible. Au final, on ne sait rien de cette femme.

Bridges ne m’apprécie pas. Je ne le prends pas pour moi, il déteste les femmes. Je me fiche bien de ce qu’il pense de moi.

Ce qui est faux, bien sûr. Personne n’aime se faire critiquer et salir sa réputation surtout dans le cercle professionnel.

On dirait que ça ne vous a pas fait peur.

Pourquoi me parle-t-il si souvent de Bridge ? Ce mec est un con. Mais je note qu’il a assez de jugeote pour ne pas prendre en compte les paroles de cet abruti. Nous trinquons « A votre réussite ». Ce n’est qu’une brève parenthèse à notre conversation. Il est préférable de percer l’abcès maintenant non ?

Cet homme est grossier et jaloux qu’une femme puisse réussir. Je connais bien ces rumeurs et j’en connais aussi la raison. Je suis une femme de trente ans, célibataire, qui sors beaucoup. Est-ce que je rencontre des hommes ? Bien sûr. Est-ce que je suis une catin ? Pour Dieu, sans aucun doute. J’ai déjà été amoureuse, et ça s’est toujours mal fini. J’ai même été fiancée. Je lâche un rire amer. Si vous avez fait des recherches sur moi, vous le savez déjà sans aucun doute.

Je n’arriverais sans doute jamais à faire disparaître toutes ces photos et vidéos de moi. Le seul moyen est d’assumer, mais j’ai encore tellement de mal à le faire. Il dit qu’il ne croit pas les propos de Bridge, pourtant je dois lui poser la question.

Vous êtes là pour qu’on couche ensemble ?

Je suis écarlate. Lui demander ça me dérange, mais j'ai besoin de savoir. Je suis venu à ce rendez-vous pour lui changer les idées, espérant faire amie avec lui. Il est vrai qu’il a du charme, qu’il est intrigant et que plus tard, quand il se sera remis de son divorce, je ne dirai pas non. Mais je pense que pour le moment, c’est trop tôt.

Edouard Osoto

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Edouard Osoto

» Publié par Satsobek Anahk

» 02 janv. 2017, 16:25

Sous ses airs d’ingénues, Dawn se révèle être une femme pleine de ressources. Je n’en doutais pas. Malgré mes plans très malsains, je ne la sous-estimait pas et je m’attendais à ce qu’elle ait du répondant. Je ne suis pas déçu quand elle me détaille l’hôtesse. Elle hérite ce sens de l’observation de ses expériences en tant que chauffeur de limousine. Mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec elle.

« Vous prêché auprès d’un converti. Je suis de votre avis. Une femme doit pouvoir faire ce qu’elle veut de son corps. Je vois trop de femmes le faire pour autrui et quand elles le font à la demande de leur mari, ça me dérange. »

Ce que je m’en tape en fait. Si elles sont assez connes pour suivre les conseils de leur mari, tant pis pour elles.

« Mais non Bridges ne m’a pas fait peur avec ce qu’il racontait sur vous. »

Evidemment, elle me parle de ses déboires sentimentaux. J’en ai eu écho, j’ai fait semblant de m’en désintéresser devant mon assistante, mais j’ai eu avec grande attention le dossier.

« Non, je ne le savais pas pour vos fiançailles. »
Je mens. « Mais nous avons fait une enquête approfondie. Nous voulions pouvoir anticiper sur ce que vous alliez demander, notamment les aires d’accès. Mon assistance a anticipé les rampes d’accès parce que vous avez conduit des limousines. Nous avons demandé l’aide d’anciens chauffeurs. Je sais que son enquête a été jusqu’à se renseigner sur ce fiancé. Mais elle ne m’a pas parlé de cela parce qu’elle a dû remarquer que vous sépariez bien votre vie professionnelle de votre vie personnelle. »

Mais quand sa remarque tombe, elle me fait sourire. Cela m’agace, car ce sourire est sincère. Elle a eu du culot et j’aime cela.

« Vous êtes là pour qu’on couche ensemble ?
— Bon sang ! Ça fait du bien de parler à quelqu’un de franc et direct ! »

Je pose ma main sur son avant-bras dans un élan de tempérance et de calme.

« Mademoiselle Ludlow, je suis venu ce soir parce que j’avais envie de passer un moment simple. Vous êtes une très belle femme. Quand je vous ai dit que vous étiez élégante, je le pensais. Je suis un homme avare en compliment. L’une de mes assistantes a démissionné pour cela, pas celle que vous connaissez… Ma femme m’a quitté parce que je ne lui portais pas assez d’attentions et elle avait raison. Je ne suis pas un homme parfait, mais quand je rencontre quelqu’un, je ne vais pas tout gâcher pour une partie de jambes en l’air. »

Je soupire pour faire croire que je suis gêné, un fond au noir dans le film crée un moment dramatique intéressant.

« Il n’y a pas que votre beauté qui m’attire. J’apprécie votre fraîcheur. Bon, ok, je ne suis pas très friand de vos goûts cinématographiques. Je ne suis pas ici pour coucher avec vous, je dis encore “ma femme” alors que je ne porte plus mon alliance. Ce serait vous insulter, toutes les deux. Sur elle, je tourne la page. Mais je ne veux pas tout gâcher entre vous et moi. Ce soir, je suis ici pour passer un agréable moment et c’est le cas. »

Bien sûr, je donne l’impression de lui balancer un beau rateau bien poli. Mais je compte bien me rattraper. Je porte le revers de sa main à mes lèvres et l’embrasse.

« Par contre, oui, j’ai envie de vous embrasser et de vous déshabiller. Si nous renouvelons ce genre de soirée et que vous continuez de me surprendre et d’être aussi directe, je risque de répondre oui. »

Il y a une explosion à l’écran, le volume sonore augmente. Mais je reprends en lui libérant délicatement la main.

« Dommage que je ne vous ai pas rencontré quelques années plus tôt, je vous aurais donné meilleure impression. »

Nephilim

Dawn Ludlow

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Dawn Ludlow

» Publié par Harper

» 03 janv. 2017, 11:40

Bien sûr, si je n’étais pas persuadée que tout Vegas connaisse ma rupture avec MatVei, je n’aurais pas évoqué le sujet. Il me dit qu’il ne le savait pas. J’en doute, mais je finis par penser qu’il dit la vérité. Pourquoi il mentirait ? Où est l’intérêt pour lui ? À moins que les Infiltrés soient passés par là. L’idée me remonte le moral.

Je comprends mieux pourquoi il connaît plusieurs des chauffeurs de limousine. C’est parce qu’il a travaillé avec certains d’entre eux pour son projet. Je me demande pourquoi il n’est pas venu me voir directement ? J’ai un petit côté jaloux et possessif. Il ne croit peut-être pas en mes capacités de conductrice ? L’idée pique mon ego. Mais il est temps de connaître la raison de sa présence. Mon approche est sans doute trop directe, mais j’ai besoin de connaître ses réelles motivations. Sa réponse me fait ouvrir les yeux tous ronds. Je ne m’attendais pas à cette réaction. Je suis encore plus mal à l’aise, me disant que j’ai dû vraiment y aller fort cette fois. J’ai vraiment honte de moi.

Quand enfin il me rassure, un poids énorme s’échappe de mes épaules et je retrouve mon sourire. Je peux enfin respirer. Je crois que mon coeur s’est arrêté au moment de ma question. Ce moment est à mettre dans les plus embarrassants de ma vie. Je suis contente qu’au final, ma franchise me serve. Je ne le suis pas toujours, loin de là, car je ne veux pas blesser les personnes qui m’entoure. Et d’un autre côté, je suis trop spontanée pour réussir à garder tout ce qui me passe par la tête pour moi. Tout cela, je vais bien me garder de lui révéler.

Il est gêné, je le vois. Je ne sais plus où me mettre. Je vide ma coupe de champagne et droite comme un piquet, je noie mon regard dans le film dont je ne vois plus que des ombres. Dans ma tête c’est un brouhaha sans fin. Je suis tellement désolée. J’aurai mieux fait de me taire, je passe vraiment pour une excentrique.

Mais viennent les compliments. Je suis navrée, je suis faible. Je me tourne de nouveau vers lui et finie par sourire à son humour. Il est là pour passer un agréable moment avec moi, simplement. C’est tout ce que j’avais besoin d’entendre. Mais Edouard ne s’arrêta pas là. Pourquoi il continua ? Je ne sais plus où me mettre quand je comprends que je lui plais et qu’il envisage… ce qu’il envisage. Bon, je peux le rayer de la liste « ami ». Il est évident qu’il ne pourrait pas se contenter de ça.

J’ai du mal à savoir quoi dire après tout ça. Je le regarde sans trouver les mots, complètement ébêtée.

Je ne sais pas quoi vous répondre. Vous… Rouge de malaise, j’ai du mal à croiser son regard. Vous m’avez prise au dépourvu.

Je relève le regard. Qu’il ne se méprenne pas.

Je sais que je l’ai cherché. Je suis désolée.

J’essaye de chasser de mon esprit tout ce qu’il vient de se passer, mais c’est bien trop difficile.

Cela ne vous dirait pas de partir dîner tout de suite ?

On a pas réussi à suivre cinq minutes du film jusque là, alors pourquoi rester ? Changer d’air me fera le plus grand bien, j’en suis certaine.

Edouard Osoto

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Edouard Osoto

» Publié par Satsobek Anahk

» 03 janv. 2017, 17:05

Quel dommage qu’elle rougisse à ce moment-là. Elle se sent visiblement bien mal à l’aise, mais j’espère que cela changera vite. Elle propose même de quitter le cinéma. Je me serais senti insulté si elle n’avait pas proposé d’aller dîner. Je souris, accepte et la laisse conduire. Mais c’est moi qui retourne dans le coffre pour ranger les affaires, du moins je l’accompagne, car je doute qu’elle me laisse faire.

L’atmosphère est pollué par les gaz d’échappement de deux véhicules qui laissent tourner leur moteur malgré l’interdiction. Je n’en fais pas la remarque. Je l’aide à tout ranger et nous repartons. Sur la route, la discussion est tout à fait banale. Je prétends que sans Tom ce film ne pouvait nous plaire, je l’invite aussi à me faire entendre la mélodie de son moteur. Je ne suis pas immortel, mais j’ai confiance en sa conduite.

« Les Hommes ont souvent à la bouche l’expression : femme au volant, mort au tournant. Quand nous avons interrogé des chauffeurs de limousine, nous avons parlé de vous. Je vous aurais bien demandé des conseils, mais vos réponses auraient faussé la concurrence. Mais on leur a demandé s’ils avaient des idées de ce que vous vous attendiez. Tout ça pour dire, qu’ils sont quand même d’accord sur un point : votre conduite. »

Je laisse un temps de latence, j’essaie de sentir sa réaction. A-t-elle confiance en elle, va-t-elle douter de ce qu’ils ont dit. La vérité, c’est que nous avons eu plusieurs sons de cloche quant aux conseils, mais concernant sa conduite, ils s’accordent tous.

« Ils prétendent que vos clients sont toujours satisfaits et que vous ne les secouez jamais, même quand ils sont pressés. Et depuis tout à l’heure, on n’a pas rencontré un seul bouchon. Je ne prends jamais le volant à Vegas, mais je galère pas mal dans le trafic. Mes chauffeurs ne connaissent pas aussi bien la ville que vous. »

Je repense à Bridges, je ne devrais plus en parler, mais j’aimerais lui donner un espoir pour mieux le briser ensuite.

« Si vous avez réussi à bouleverser les codes dans ce métier très masculin, qui sait... »

Ma phrase est très vague, c’est volontaire. Si elle me demande des explications, je lui dirais que les cons comme Bridges peuvent peut-être évoluer. Je n’y crois pas une seconde et je vais m’arranger pour amplifier ses problèmes. Elle s’est prise des mains au cul, cela va continuer. Je vais m’arranger pour qu’elle déteste la gente masculine.

Quant à Bridges, il va avoir une nouvelle collègue. Son département cherche quelqu’un et j’ai trouvé la pute qu’il lui faut. Il l’embauchera, simplement parce qu’elle est canon. Quand ce sera fait, elle lui glissera quelques conseils, elle rapportera des ragots sur Dawn pour qu’il pense avoir une touche, qu’il se montre plus entreprenant.

« Oh la la, Monsieur Bridges, je discutais avec une de vos collègues, elle disait adorer les gros machos. Elle fait croire qu’elle déteste cela, mais en fait, ça l’excite. C’est fou, non ? Mais ne le répétez pas, hein…  »

Et bien sûr elle avouera un peu plus tard qu’elle parlait de Dawn. Je serais curieux de découvrir sa réaction. Va-t-elle finir par le virer, porter plainte ? J’embaucherais des hommes pour draguer Dawn et ils auront une prime s’ils couchent avec elle. Mais dès que ce sera fait, ils devront la larguer comme une merde pour toucher leur prime. Je veux qu’elle déteste les mecs avant que je ne tente ma chance. Et pour ça je sais comment m’y prendre.

Dawn est gentille, je veux vraiment en faire quelqu’un de monstrueux. Mais pour le moment, j’ai bien trop posé de question. Alors, sur le reste du trajet, quand nous arriverons, que nous dînerons, je l’écouterai. Je verrais si elle me pose des questions à son tour.

Nephilim

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Dawn Ludlow

» Publié par Harper

» 04 janv. 2017, 11:21

Changer d’air est pour moi une merveilleuse idée. Je l’écoute plus que je ne parle. Il est difficile d’oublier ce qu’il m’a dit plus tôt. Je me sens coupable, car il est toujours marié. Je n’aurais pas dû avoir ce genre d’échange avec lui. Pourtant, je ne le regrette pas.

Je ne savais pas que j’étais autant connu dans la profession. En tout cas, en ce qui concerne ma conduite. Ça fait toujours plaisir à entendre, mais l’eau a coulé sous les ponts, et cela fait des années que je ne me suis pas retrouvée au volant d’une limousine. Je ne sais pas si je serai aussi à l’aise aujourd'hui au volant d’un de ces paquebots.

Je ne savais pas qu’on parlait de moi avec tant d’éloges. Vous en rajoutez, avouez !

Je lui souris. Il peut me le dire, je ne lui en voudrais pas.

Vous savez, vous n’avez pas besoin d’être généreux en compliment, je suis déjà sous le charme.

Je n’ai pas quitté la route en disant cela. Croiser son regard aurait été tellement gênant. Maintenant que c’est dit, j’espère le voir plus naturel. Les compliments me mettent mal à l’aise. J’ai du mal à croire qu’on pense réellement cela de moi. Du coup, je m’imagine que c’est pour me caresser dans le sens du poils pour plein de raisons. Pourtant, je ne vois pas ce que Edouard a à gagner à jouer à ce jeu. Son projet est validé. Il n’a plus besoin de m’avoir dans ses favoris et nous sommes d’accord sur le fait qu’il ne se passera rien entre nous. En tout cas, pas tant qu’il ne sera pas divorcé. Ce qui peut prendre des mois. J’apprécie Monsieur Osoto, mais je sais que les choses changent. Je sais que je ne vais pas l’attendre. Il ne m’a pas charmé à ce point. Surtout qu’il a l’ombre de Bridge tout autour de lui. C’est sans doute le seul reproche que j’aurai à lui faire. Il se préoccupe trop de ce qu’a pu lui dire mon collègue.

Au final, le dîner se déroulera de façon plus naturelle. Je ne révélerais rien de très personnel. Nous avons le point commun que nous avons tous les deux voyagé. C’est donc sur nos goûts pour la beauté du monde que notre discussion tournera. Nous ne parlerons pas travail, comme nous ne parlerons pas de nos ex ou de nos familles. Au final, la soirée se termine, mais je n’en sais pas beaucoup plus sur cet homme, hormis que j’ai passé un bon moment. Ce qui suffit à me combler.

Je le raccompagne à son hôtel et nous nous séparerons avec politesse, même si le retenir me passe par la tête. Quelques minutes plus tard, je prends le temps de lui envoyer un texto.

Merci pour cette soirée.

Mais je me ravise. C’est à lui de le faire. Je ne veux pas qu’il croit… je ne sais pas ce qu’il peut croire de plus que ce que je lui ai montré. Vraiment, j’aurai dû me retenir.

Edouard Osoto

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Edouard Osoto

» Publié par Satsobek Anahk

» 04 janv. 2017, 12:34

Même si cela peut paraître étonnant, la soirée s’est déroulée comme je l’espérais. Nous avons parlé de tout et de rien, j’ai pris soin de ne plus parler de Bridges. C’est elle qui m’en reparlera, j’en suis certain.

La suite de la soirée n’a pas grand intérêt, je me suis contenté de faire la conversation poliment, comme elle d’ailleurs. Elle me raccompagne à mon hôtel, je la remercie et attends sur le carré VIP qu’elle ait quitté la rampe d’accès. Je ne veux pas qu’elle pense que je la considère comme un taxi. Je discute avec le portier, même si cela me gonfle et je rentre dans mon hôtel.

Je travaille un quart d’heure pour régler quelques mails et prends le temps d’une douche. Dawn ne m’envoie pas de SMS. Je pense que c’est un bon signe. Je la connais, elle est prude, respecte le mariage. Je le faisais aussi, même si je n’ai jamais aimé ma femme. Pourquoi ? Parce qu’avant l’apparition des Nephilim, j’espérais me lancer dans une carrière politique et je hais les casseroles.

Je prends mon téléphone et réfléchis à un message, mais je reporte. Je ne le fais que le lendemain matin, très tôt.

”D.Ludlow”
Il y a deux jours, j’avais reçu le jugement du tribunal. Difficile de dormir même si c’est une page maintenant tournée. Hier soir, je voulais passer une soirée loin de mes responsabilités et de mes souvenirs. Je vous remercie, j’ai pu me divertir, me reposer sereinement. Malheureusement, je suis d’attaque pour vous présenter la team pour la communication autour du projet et je risque de vous noyer sous le travail.


Ensuite, je renvoie un SMS

”D.Ludlow”
Vous avez remarqué ? Aucun compliment dans mon SMS. J’ai fait un effort.

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