ça pique un peu [Helle]

Dans ce quartier pauvres de la ville, d'anciennes voitures mal entretenues stationnent le long des trottoirs. Battes de base-ball planquées sous le siège, les habitants de ce quartier ne sont pas connus pour leur hospitalité.
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» Publié par Jimmy Chesly

» 04 janv. 2018, 23:28

ça pique un peu…
=Avant

J’avais rencard tout à l’heure avec Helle, dans un bar branché du coin du quartier cubain. J’aime bien Helle, c’est une bonne amie, et plus que ça. Enfin, plus que ça, on est clair, on est pote avant tout, et même si je suis attaché à elle, si on couche ensemble, c’est seulement pour le plaisir. Ça arrive qu’on dérape, et ça regarde personne.

C’est entre elle et moi !

En tous cas je suis bien content de la voir ce soir. J’étais bien content de la voir. Ça c’était avant. Avant que je sois étalé dans la ruelle et que je reçoive de grand coup de pied dans le bide et partout ailleurs. Putain mais je sais même pas c’est qui ces cons ! Je leur demande pas une carte de visite, mais un minimum de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal.

Ils me disent je sais pas quoi, mais je les entends pas vraiment, à dire vrai, j’ai la tête aussi engourdie que je sens trop bien chaque muscle molesté de mon corps. Pourquoi j’utilise pas d’orgone ? J’en ai pas assez pour tout réparé, je vais faire le minima.

Je m’adosse au bas d’un mur, cherchant d’une main le paquet de clope dans la poche de ma chemise, je dois pas être beau à voir. En même temps, je viens de me faire passer à tabac par trois Nephilim dont j’ignore un peu tout…faut que je me remémore dans quelles emmerdes je me suis collées, mais sincèrement si je dois me souvenir de tout ! Je ne serais jamais rendu.

En tous cas, ça pique, et je grimace en tirant sur ma clope, alors que les mecs ont finit de quitter l’allée. Je devrais peut-être prévenir Helle, ça fait un moment qu’on aurait du se rejoindre. Mais juste le temps de ma clope et après je verrais.

-Ah ouaiii….

Je me souviens, ces mecs là, ce sont des revendeurs d’orgone, la drogue, et ils me devaient du fric, que j’ai réclamé à une de leur fille, je pense qu’ils sont pas prêt de me rembourser. Va falloir que je trouve une manière de trouver le fric, ça devrait pas être difficile, un petit tour discret de télékinésie ou de CB volé et voila…oh j’y songerais plus tard…là, franchement, c’est pas le moment.
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» 05 janv. 2018, 14:28

Il est déjà tard.
Je regarde l'horloge qui trône dans le salon, au-dessus d'une petite console en rotin. Depuis combien de temps suis-je assise à cette table ? Je ne saurais dire. J'ai mon dossier éparpillé devant moi, ainsi que mon pc portable. Mes notes y traînent aussi parmi ce bordel. Un bordel certes, mais organisé. Je tapote ma joue du bout de mon bic, cherchant un indice... Indice qui ne vient pas ou me fuit. J'ai quasiment pas dormi la nuit précédente. Celle qui arrive risque d'être l'identique. Il y a forcément quelque chose qui m'échappe.. Ce nom. Cette plaque. Je dois bien relier le tout mais il me manque un détail. Mes mains prennent mon crâne. J'ai besoin d'une pause.

Et cette pause porte le doux nom de Rafaël.

J'ai déjà du retard. Une habitude chez moi. Je m'empresse de passer à la douche pour me rendre présentable. Qui l'eut cru ? Je ne suis pas de celle qui passe du temps devant le miroir mais ce soir est différent, non ? Il s'agit d'un rencard avec un ami... En réalité, je ne saurais définir réellement notre relation. Je crois que j'ai besoin de lui comme il a besoin de moi. Cela doit nous suffire. Oui... C'est ça. Cela me -nous convient. Je me défend de trop cogiter sur la question. Un coup d’œil sur l'heure qui s'affiche à mon portable. Mince, je suis vraiment à la bourre. Je peaufine mon maquillage. Un réel effort. J'accentue le regard parce que je sais qu'il apprécie cette partie de mon visage. Les cheveux sont légèrement ondulés pour un effet sauvage et détachés. Je déteste me coiffer en réalité. Je me souviens que Pappa passait du temps à me les tresser... Un souvenir depuis peu acquis. Et c'est un soulagement ! Le puzzle qui compose ma mémoire commence peu à peu à se relier et faire de mes souvenirs endormis, mon passé.

Pappa... Il n'est pas là.
Je ne sais pas où il peut traîner à cette heure tardive. Mais cela ne me regarde pas. Alors pourquoi je ressens cette boule dans le creux de mon ventre ? Et merde.

En retard...
Je descend rapidement les marches, habillée de ma petite robe noire. J'ai l'impression d'être le lapin blanc courant à travers le manoir pour chercher les clés de ma petite citadine. J'enfile au passage mes talons, saisit ma veste et choppe ma pochette. J'allais fermer la porte lorsque je me souviens que je n'ai pas laissé de message à Enki. Je m'empresse de revenir sur mes pas en marchant sur la pointe des pieds pour ne pas salir les tapis (il serait là, il me tuerait!) Je griffonne rapidement un petit mot souligné d'un cœur que je laisse sur le clavier de son piano puis je quitte cette fois la bâtisse familiale.

Tout est contre moi !
Les feux sont rouges. Quoique je fasse, la circulation ne me facilite pas les choses. J'hésite à prendre mon portable pour envoyer un message à Rafaël. Qu'il ne s'inquiète pas. Mes doigts tapotent nerveusement le volant sans imaginer un seul instant qu'à ce moment même, il subit la rage de trois autres Nephilim. Enfin j'arrive à me garer non loin du lieu de rendez-vous. Un dernier coup d’œil dans le rétroviseur intérieur pour s'assurer que rien n'a coulé puis je m'extrais de mon habitacle. L'air frais me saisit et me surprend. Je ressert un bras autour de ma taille et trottine sur la chaussée en espérant qu'il ne me fasse pas la gueule. Ma démarche est légère bien que pressante. Je sens le sourire arrivé à ma bouche. Je vais bientôt le voir.

Le quartier Cubain n'est pas celui que je préfère. Je ne suis pas très sereine à l'idée d'y mettre les pieds, mais Rafaël a choisi et je ne me voyais pas refuser... Puis la musique est bonne, non ? J'allais pour tourner dans une ruelle et rejoindre le dit bar, lorsque je croise trois types. L'un se tient la main. Un autre ricane. Le dernier parle une langue que je ne saisie pas. Ils ont l'air d'avoir fait un sale coup. Ils me détaillent bien de la tête au pied, le sourire dégueulasse aux lèvres... Je préfère ne pas me retourner en écoutant leurs réflexions déplacées. Je continue de marcher dans la ruelle lorsque mon regard plissé tombe sur une silhouette. Une silhouette bien trop familière... Mes pas s'accélèrent pour finalement courir dans sa direction. Mon cœur se ressert à la vue de mon ami salement amoché.

« Oh mon Dieu ! Rafaël... » Que je souffle en m'agenouillant à ses côtés, la pochette à mes talons. J'observe aussitôt son visage abîmé puis le reste de son corps avant de braquer de nouveau mes perles polaires dans les siennes. Je ne sais où poser mes mains pour ne pas appuyer sur une blessure. Alors je ramène doucement une mèche souillée de vermeilles sur son front. Mon cerveau turbine à plein régime et je saisie rapidement qui en sont la cause. Je lâche un soupire réprobateur. « Je ne veux pas savoir dans quelle embrouille tu t'es encore fourré... Mais mince ! Ils ne t'ont pas loupés... » J'offre un doux sourire plein de chaleur, même si pour le coup j'ai envie de lui mettre une claque derrière son crâne ! Un jour, ces conneries auront sa peau. Je soupire de nouveau.

La vilaine plaie à la pommette me fait tout aussi mal qu'à lui. Ma voix s'adoucie. Mon regard aussi. « Tu peux te relever ? J'ai la voiture de garer non loin d'ici... Je t'emmène à l’hôpital. » Réflexe humain n'est-ce pas. Et ce n'est pas un conseil mais un ordre. Je ne vais pas le laisser dans cet état... J'en pince mes lèvres sans cesser de le regarder. L'inquiétude figée dans mon estomac.
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» Publié par Jimmy Chesly

» 23 janv. 2018, 21:29

-Oh je t’en prie, juste Raf.

Je vous l’explique pas celle-là, cherchez !
Bordel de merde, y a que moi pour me faire tomber sur la gueule alors que j’allais passer une petite soirée bien sympa ! Fait chier. La clope au bec, la lèvre ouverte, le cul par terre j’ai l’impression que..j’vais avoir des bleus partout !

Que je virerais d’un coup d’orgone !

Je regarde vers Helle, elle a mis l’accent sur ses yeux, voilà, je suis amoureux. Elle a des yeux…cette fille…c’est beau quand elle fait comme ça. Je lui décroche un sourire, avec ma gueule en piteux état, je dois avoir l’air flippant. Je frissonne quand elle me touche et j’inspire un grand coup, ravi de la voir, un poil désolé qu’elle soit là quand même, bah ouai, je voulais pas…rha j’aurais dû lui dire, rencard annulé !

-T’aurais vu leur gueule.

Ouh le menteur, mais hé ! Je vais pas dire que je me suis fait laminer comme une merde ! Je baratine, c’est comme ça, je ricane même en tirant sur ma clope et poussant un soupir. Des fois, ça fait du bien de se faire défoncer un peu la gueule, genre, se sentir vivant et toutes ces conneries ! Bah je sais pas quel est le con qui a peut dire ça, moi quand je me fais tabasser, je douille et je me dis que plus jamais je manquerais d’orgone comme ça !

-A l’hôpi…quoi ? Non mais non ! Oh genre l’hôpital ! Je coince la clope entre mes lèvres et même si je prends un peu de temps, je lève mon cul de la rue. Ils vont se foutre de ma gueule. Et puis…c’est que dalle. Début des années 2000 je me suis pris un coup de couteau par un putain de punk dans la banlieue de los Angeles, j’ai pissé le sang. Presque vidé. Je suis pas aller à l’hôpital ! Un coca, une clope…

Je passe mon bras tant bien que mal sur ses épaules, charmeur, je déconne, parce que bon, je sais qu’elle va pas se vexer ou me faire un plan de fille à la con.

-Une jolie fille…une salsa…et hop ! On va danser ?

Allez j’ai la gueule en biais mais je suis toujours cruellement mignon ! Je le sais ! Je l’attrape par la taille, et enfouis mon visage dans son cou, histoire de respirer son odeur. Une grande inspiration, et je la regarde avec un immense et magnifique sourire option lèvre fendue !
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» 24 janv. 2018, 22:00

« Je vois surtout la tienne... » Et tu m'inquiètes. Mon regard polaire n'arrive pas à se détacher de ce visage tuméfié. En plus de la pommette éraflée, sa lèvre est fendue et me fait souffrir. Bordel. Même dans cet état, il reste attirant. J'en soupire. De nous deux, je suis la plus affectée visiblement. J'ai juste envie de l'emmener au plus vite aux urgences pour soigner ses plaies. Il doit avoir des ecchymoses sur tout le corps... et encore, c'est juste une partie de l'iceberg. Il n'est pas à l'abri de contusion interne... J'ai tendance à oublier trop vite sa véritable nature. Son air de 'jem'enfoutisme' me le rappel trop souvent. Comme une claque. Claque qui me démange en l'écoutant faire le malin. Oh quel baratineur... J'ai envie de rire soudainement. Non, je ne vais pas lui dire que j'ai croisé les trois connards en allant le rejoindre. Je crois que ça blesserait sa fierté masculine. Je me contente de rouler les yeux en souriant en coin.

Et il proteste en plus !
Mes billes rondes l'observent. Quoi ? L’hôpital est une bonne idée d'un point de vue strictement humain. Vais-je à mon tour pousser ma gueulante ? Non. Cela ne mènerait à rien. Il est borné et je n'ai pas envie de me prendre la tête ce soir. Surtout pas avec lui. Alors j'accepte sa décision. Après tout, il est Nephilim. Cependant, je l'aide comme je peux en le soutenant lorsqu'il décide de se relever. J'ai les mains à ses épaules, prête à le réceptionner si l'équilibre ne suit pas. Malgré tout, il reste bien planté sur ses deux jambes. Un soulagement qui allège un peu ma conscience. Il va tenir le coup. Mes mains le relâchent alors qu'il me balance son anecdote qui me fait plus froncer les sourcils qu'autre chose. « Et c'est censé me rassurer ? » Que je balance en pliant un instant les genoux pour ramasser ma pochette qui jonchait le sol humide. « Quel exploit ! Le bide ouvert et tout le reste... Y'a pas de quoi être fier. » L'inquiétude me ronge ! Il est toujours dans les coups fourrés... et quelque part... ça me fait peur. Les Nephilim peuvent mourir, n'est-ce pas ? Alors s'il te plaît... Prends soin de toi. Les mots ne sortent pas de ma bouche. Mon regard le fait pour moi. Je ne veux pas te perdre.

Il passe son bras difficilement à mes épaules. Je me rapproche de lui pour l'aider dans le mouvement. Il a ce don de me faire sourire même si la situation ne s'y prête pas. Je passe mon avant-bras à sa taille et relève le menton pour accrocher son regard. J'éclate d'un rire doux. « Danser ? Dans ton état... J'demande à voir Monsieur Hilton. » Si déjà il peut mettre un pied devant l'autre, ça tient du miracle ! Je ne peux m'empêcher de le fixer intensément. La proximité n'arrange rien. Et je ne le vois pas arriver. Il reste vif ! Ma taille est saisie, nos corps se frôlent. Je frémis au contact de son visage dans mon cou. Gorge que j'offre un peu plus en levant légèrement le menton. Je ferme un instant les yeux, le laissant s'imprégner de ma vanille poudrée de jasmin. C'est trop court. Je le sens reculer. J'en baisse la tête pour saisir au vol son regard azuré. Et le sourire qu'il me décroche finit de m'achever... « Très bien. On y va. Mais à la moindre faiblesse, j'te ramène. » Et ce n'est pas négociable. Je reste quelques secondes à le fixer, le sourire tendre. Il sait qu'il est craquant... encore plus avec cette bouille de bad boy. Je lève quelques doigts vers cette mèche rebelle que je ramène une fois de plus en arrière, lui dégageant le visage. Mes dents se plantent dans ma lèvre inférieure. J'en souris d'avantage. « Tu sais... c'est vraiment dommage que tu as la bouche abîmée. » Je sens que mes pommettes deviennent roses. L'intimité, nous l'avons déjà partagé plusieurs fois. Il le sait, j'ai du mal à m'exprimer. J'espère qu'il comprend le message déguisé. En attendant, je prend les devants en me dégageant un peu de lui pour revenir face à la ruelle. « Un petit coup d'eau sur le visage ne te fera pas de mal... Allé le Caïd... » Je lui prend le bras pour le maintenir, puis j'ouvre la marche. Le club Cubain, l'Havana, n'est pas loin. Une chance pour lui. J'ai la démarche lente.
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» Publié par Jimmy Chesly

» 18 févr. 2018, 00:08

Helle…allez, ne te fait pas de souci, je suis Rafaël, je me fourre dans les pires emmerdes du monde, je fais le con, mais ! Parce qu’il y a toujours un mais ! Je retombe sur mes pattes ! Okay parfois sur le cul, des fois sur la tête, mais hé ! Je suis encore là. Pas de souci, pas de blem, souris ! C’est rien !

T’es mignonne quand tu t’inquiètes, t’es mignonne quand tu t’inquiètes pas. Qaund tu soupirs mon prénoms aussi, tu es à tomber et avec cette robe ! Cette robe mon dieu…y a de quoi réparer tous mes petits bobos d’un regard !

Allez va, regarde, je te baratine en narrateur, j’y peux rien.

Je fais le beau, le brave, le fort, le roi ! Je lui raconte l’histoire du punk, je ris, elle me réprimande, je fonds ! Mon petit cœur en chocolat palpite à tout va, Helle, t’es belle. Je ne suis pas ton amoureux et je sais que toi et moi, c’est pas ça, mais alors, tu me rends tout heureux quand on est en duo ! Je passe mes bras autours de toi, ça pique, c’est rien.

J’ai des frissons quand elle me touche, je sais déjà que son orgone est au taquet, Helle, tu es mon petit rayon de lune dans les nuits toutes noires. Je pense à ta peau éclairée par l’astre nocturne, je pense à ton dos qui se cambre, je vais finir par avoir la trique. (L’art ou la manière de casser le romantisme !)
Mais tu me gardes contre toi et je fais le joli cœur. J’aurais pu embrasser ton cou, mais je ne le fais pas. J’aurais pu faire plein de chose, mais nous allons danser d’abord !

-D’accord, promis, si je flanche, on rentre !

Il n’est pas question que je flanche, mais elle ne le sait pas ! Son petit mordillage de lèvre me provoque des envies, frissons sur tout le corps, je la dévisage, quoi, là, dans la ruelle ?Non…elle m’entraine…(au bout de la nuit).

Je la ramène vers moi, brusquement, pour saisir un baiser à ses lèvres, un baiser sulfureux, indécent, prometteur, un baiser d’amant qui se connaissent, me nourrissant d’un peu de son orgone, assez pour ne garder qu’un peu l’arcade amochée et un beau cocard. Quelques bleus, par-ci, par là, bref, je l’observe.

-Un peu de toi suffit aussi.

Cette fois, c’est moi qui passe mon bras par-dessus ses épaules, nous entraînant vers le Havana. Ce sera facile de rentrer, non pas parce que je suis là, mais parce qu’elle est là ! Le videur nous salue, on s’glisse dans la boîte et déjà les rythmes latino viennent à nous. J’adore ça, j’attrape Helle pour danser, je serais tout coller contre elle, trop même, mais on va pas se priver non ?
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Helle Larsen

» 22 févr. 2018, 16:18

-D’accord, promis, si je flanche, on rentre !
Pourquoi ces mots sonnent-ils faux à mes oreilles ? Oh j'aimerais tant te croire Raf, mais la petite voix de Dame Conscience me murmure de rester vigilante. Sa fierté le perdra. J'en roule des yeux tout en l'emmenant vers le fameux Club. Comment peut-il penser à danser alors qu'il a la démarche branlante ! Mais je garde tout pour moi. Je lui laisse une petite chance de me montrer le contraire et me prouver qu'il avait raison. Mais au moindre signe de faiblesse, je le ramène par la peau des fesses ! Protestations ou non.

J'avoue que je ne l'ai pas vu venir. J'étais bien trop concentrée à regarder droit devant moi et à le maintenir comme je peux. Il n'est pas peut-être pas Monsieur Muscle, mais soutenir une personne est un effort surhumain en ce qui me concerne. Je ne suis pas forte de nature. J'ai le biceps finement dessiné mais en aucun cas musclé. Bref, il m'a surprise. Il me ramène à lui si brusquement que je manque de m'en tordre une cheville. J'étouffe un juron contre sa bouche abîmée, bien vite oublié par le baiser qu'il m'offre. Il prend une dose d'orgone et j'en ai rien à foutre. Parce que je le voulais. Je le désirais. Je saisie sa nuque aussitôt, y répondant avec la même envie. Je souris contre sa bouche, vient taquiner ses lèvres du bout de ma langue audacieuse mais recule le visage avant qu’il n’y réponde. Je joue avec mes propres nerfs. Et j'aime ça. On s'observe. Je ne dis mot. Je remarque juste les petits changements opérés sur son visage grâce au baiser. Cela a le don de m'impressionner.

-Un peu de toi suffit aussi. 
J'hausse les épaules d'un air espiègle sans perdre une once de ce petit sourire satisfait qui campe mes lèvres. « Un peu ? … Ça va, t'es pas gourmand. » Taquinerie. Je sais de quoi il est capable et la ruelle ne l'aurait pas arrêté pour prendre autre chose qu'un simple baiser (le romantisme le tuera). Même dans son état aussi lamentable. Mais il veut danser. Je salue sa motivation pour le coup. C'est un homme de surprise. Je glisse mon bras à sa taille alors qu'il passe le sien à mes épaules. Je sais qu'il n'est pas mon mec. Je sais le lien qui nous unis, et c'est suffisant pour nous. J'ai cette sensation d'être bien avec lui, et je crois que c'est tout ce qui m'importe. Il a ce don de me faire oublier mes tourments. Un doux pansement.

Nous arrivons au Havana.
Le Club transpire le Latino à perte de vue. Humain ou non. Il y a une odeur d'alcool et d'épice qui flottent à l'intérieur. C'est assez fort lorsqu'on n'est pas habitué. J'adresse un signe du menton au videur accompagné de mon sourire passe-partout. C'est suffisant pour cacher l'état de Raf et suffisant pour nous laisser entrer.
La musique sucrée est déjà à nos oreilles. Je balaye la salle, à la recherche d'une table bien entendu, mais Raf n'a pas la même idée que moi. Comment peut-il encore avoir de la poigne ?

J'échappe un petit gloussement de satisfaction en me sentant ramener à lui. Il danse déjà tout contre moi. Collé hein ! Je ne le repousse pas. Comment y résister ? Je cale un bras derrière sa nuque tout en plaquant mon bassin contre le sien. Ma robe se soulève légèrement sous le mouvement. Mes hanches ondulent joliment au rythme de la musique. Sensuelles. J'aime bien danser. C'est libérateur. Mon second bras reste le long de mon corps, ma pochette contre ma cuisse. Mon front ne tarde pas à rejoindre le sien, créant une petite bulle qui nous ai propre. Mon regard polaire planté dans le sien, je mordille le coin de ma lèvre. Le pouvoir de la musique est puissant pour aimanter les gens. L'attraction se fait plus fort. J'ai la main baladeuse dans ses cheveux.

Mais alors que je me sens prête à fondre sur ses lèvres, je sens qu'on attrape mon épaule sans ménagement pour m'arracher à Raf et me faire tourner dans la direction d'un type à la carrure imposante. Je me libère de sa main d'un geste agacé, reculant vers Raf.
« Hey … Princesa ! » Un type, peau mate, bandana noir noué sur le crâne rasé de prêt, se tient là, une bouteille de bière à la tequila dans sa main. Je reconnais l'un des gars qui a tabassé Raf dans la ruelle. Mais il est tout seul. Mon visage se ferme aussitôt, tout comme ma mâchoire qui se crispe. Mais qu'est-ce qu'il veut cet abruti ?
« Qu'est-ce que tu fous avec ce bouffon ? » Il pointe Rafaël de son index avant de ramener sa bière à sa bouche. Je jette un coup d'oeil à mon ami... C'est la dernière chose dont il avait besoin ce soir. On veut juste passer une bonne soirée. Je fixe le type, l'oeil noir.
« Viens avec nous Princesa... et toi, Hijo de la puta, tu t'emmêles pas. » Il se prend pour l'Alpha ou quoi ? Je sens mes muscles se tendre. Et la colère grimper en moi. Il a ce regard malsain lorsqu'il glisse sur moi, que j'en frémis de dégoût.
« J'irais nul part. » Que j'hurle presque pour me faire entendre, la musique étant trop forte. Il se marre sans nous lâcher du regard. Il tends sa main pour me choper le menton. Il sert des doigts si fortement que j'en grimace. Et me relâche aussitôt, laissant une trace rosé sur ma peau. J'ai le réflexe de me frotter là où sa sale patte m'a touché. Il me dégoûte.
« Ferme ta gueule Princesa. Ton pote nous doit du fric... alors je vais me contenter de ton petit cul pour ce soir. Vois ça comme une avance, fréro. » Cette fois, c'est dirigé vers Raf.
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» Publié par Jimmy Chesly

» 23 avr. 2018, 13:09

Helle tu es…enivrante. Je n’ai pas d’autres mots à offrir pour toi. Je te regarde, déjà, un peu moins amoché, je te garde contre moi. Une main au creux de ta taille, frôlant le haut de tes fesses, je me sens bien avec toi, tout contre moi. Je pourrais rester là à sourire comme un con que ça m’irait, ou bien, j’irais volontiers retirer ce qui se cache sous ta robe…

Tu me taquines et je souris. Pas de réponse, seulement un regard, mon bras sur son épaule, on y va. Danser, flirter, s’amuser…on en a bien le droit non ? Le Havana s’offre à nous, le reste on s’en fout, on va se chercher dans les danses, elle va me trouver, et réciproquement. Tout est parfait ! J’ai déjà oublié les gars qui m’ont tabassé et je les oublierais encore au besoin.

D’ailleurs comment pas les zapper en me retrouvant tout contre elle, dans l’ambiance latine du club ? Danser, je sais danser, et Helle aussi, alors, ça devient un truc aussi sensuel que sexuel, entre nous. En même temps, c’est ce qui caractérise notre relation, non ?

Sincèrement, quand le baiser se fait pas, je reste con, avant de piger. Sérieux les mecs, vous allez m’emmerder jusqu’au bout ? Le souci, c’est qu’il y a Helle et ils vont la faire chier. Et ça, j’peux pas laisser faire. D’habitude, je me laisse tabasser, je fais le faiblard, c’est ce que je suis, vous allez dire mais pas à ce point.
Dans la chaine alimentaire, je suis en bas, c’est chiant, je sais, j’assume, ma main vient rattraper Helle par la taille, pour la préserver de ce type. Mais bon…alors plan A : j’utilise le fond d’orgone pour nous sortir de là, je le vais valser sur ses potes et on se tire en courant. Plan B : je dis à mistinguette de se tirer et je fonce dans le tas. Au pire ils me plantent. Je régen, la vie est belle, mais ça fait mal. Plan C : j’improvise. Plan D : Batman arrive et leur déboite la gueule.

Oui oui, je dis des conneries.

-Hijo de puta… Répétais-je. Pourtant on est pas frère ! Lâchais-je en tirant une gueule étonné moqueuse. Bon, quand il a sa gueule de bad boy, je souris. Cours. Balançais-je à Helle en la poussant en arrière avant de faire style que j’allais en coller une à ce type. Mais…hey du con t’as pas le droit d’esquiver !

Je balance mon poing, mais il esquive, ah, j’ai oublié de rajouter le réflexe dopé du Nephilim. Bon, je me prends un retour dans le bide. Avant que ça chauffe trop, je vais pas me décider a faire le même coup que je ferais à Hope dans quelques soirs. A la place, je me contente de le choper et de booster sa propulsion vers ses potes, au moins, il s’écrase sur eux, comme une merde et moi, j’en profite pour me tirer avec Helle. Qu’on s’emballe pas, ça va se jouer sur les distancer, hein ! Parce que là, j’ai plus d’orgone de réserve, j’ai tout misé sur mon super effet, donc !

Je chope Helle par le bras et bouscule la foule pour me frayer un chemin, si je suis pas un pro de la baston, courir, je sais faire, je vous jure ! Alors je me tire avec Helle !
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» 18 mai 2018, 15:20

Soirée de merde... jusqu'au bout.
Je ne pensais pas qu'elle tournerait au vinaigre aussi vite. Après tout, je me voyais danser toute la nuit dans les bras de Raf, oubliant les emmerdes et autres tourments qui ponctuent ma misérable vie... Mais visiblement, c'est trop demandé ! Nous voulions juste s'amuser un peu, le temps de quelques heures avant de se séparer et reprendre notre routine. Mais c'est sans compter sur ses abrutis de Latino qui n'ont rien d'autres en tête que de foutre une belle raclée à mon pote Neph et de me prendre comme poupée gonflable... De quoi gerber.

Sur l'instant T, je n'ai aucun plan. J'essaie juste d'évaluer la situation et les nombreuses -ou peu, solutions pour se sortir de ce merdier. Car il est seul pour le moment le bandana boy, mais ces larbins ne sont pas loin. Et là est tout le problème. Gérer un mec à deux, c'est faisable mais s'ils sont plusieurs... Mon cerveau mouline dans sa mélasse de possibilités, évaluant l'exit. Et vite. Je ne veux pas que Raf se face encore démonter la gueule. Il s'en remet tout juste de son interpellation dans la ruelle. J'en soupire lourdement en essayant de ne pas péter un câble. J'ai la colère facile. Une émotion que je n'arrive pas à canaliser. Il suffit de remarquer la blancheur de mes phalanges à serrer ma pochette contre ma cuisse. Mais que puis-je faire contre un Nephilim ? Franchement ? Je connais des prises étant une ancienne flic... Enfin, je connaissais. Ma mémoire me joue encore des tours et je n'ai pas envie de me planter. De toute façon, Raf prends les choses en main. A sa manière. Je n'ai pas le temps de cracher mon venin en direction de l'autre connard qu'il me pousse en arrière en me hurlant de courir. Je trébuche presque, me rattrapant à une nana qui siffle un juron dans ma direction. Elle est trop bourrée pour comprendre ce qu'il se passe. Je ne m'excuse pas, non pas par manque de politesse, non... Mais parce que j'ai les iris vissées sur la silhouette de mon pseudo mec qui se bat contre le Latino.

J'ai reculé.
Je grimace et retient un cri en le regardant encaisser un coup dans l'abdomen qui le plie en deux. Merde ! Je ne sais pas quoi faire ! A part le regarder se faire fumer.. Et personne d'autres ne bouge ! C'est un gag ou quoi ! Je ne sais trop comment il arrive à le repousser. Raf est déjà sur moi, sa main à mon coude pour m’entraîner dans la foule. Courir ? Ouais, moi je peux facilement mais lui ?! Le pauvre vient d'utiliser le peu d'orgone qui lui restait. J'évite de regarder en arrière, pour ne pas perdre de précieuses secondes. Je sais qu'ils sont dans notre dos. Il suffit de tendre l'oreille et d'écouter les râles des autres clients. Je le suis tant bien que mal, armée de ces fichues talons à la con, lorsque je vois une porte de service ouverte. Je tire sur mon bras pour capter son attention.
« Par ici ! » Et cette fois, ma main vient chercher la sienne. Nos paumes se collent tandis que nos doigts s'entremêlent. On sort dans une ruelle, derrière l'Havana. Un employé nous fixe, clope au bec. Visiblement c'est la pause. Mais pas le temps de bavarder hein. Je tire encore sur le bras masculin.
« Ma voiture est là-bas ! » Plan B. Se réfugier dans ma caisse et se barrer illico presto ! Je le lâche tout en courant dans la direction de ma petite citadine. Je fouille à l'aveugle dans ma pochette pour prendre mes clés et déverrouille la voiture à distance. J'ose un regard par-dessus mon épaule. Ils sont juste derrière nous. Merde merde merde !
« Grimpe ! » C'est un ordre ! J'ouvre déjà ma portière, balance ma pochette sur la banquette arrière et je n'attends pas qu'il soit correctement assis ou bien attaché pour démarrer comme une tarée. Les pneus grincent mais je maîtrise le volant. La voiture file à toute vitesse sur le bitume, bousculant les types comme des quilles dans un jeu de bowling. Je sais qu'ils ne sont pas morts... On parle de Nephilim !
J'essaie de reprendre une respiration correcte tout en lorgnant dans le rétroviseur interne. Je ne vois pas de silhouettes se peaufiner à l'horizon... Soulagement. Le bip incessant des ceintures résonnent dans l'habitable. Je grogne tout en bouclant la mienne d'une main ferme avant de la reposer sur le volant. On roule à toute vitesse dans la ville... Un peu à l'aveuglette. Le but ? Mettre le plus de distance possible entre eux et nous. J'arrive à reprendre peu à peu mon calme... et fini par jeter un regard inquiet à Raf.
« Comment tu te sens ? » Je ralenti, rétrograde pour finir par garer la voiture en chien sur un parking désert d'un vieux Motel. Il faut que je respire... Je sens les palpitations résonner dans mon crâne. Le frein à main est mis, je me tourne enfin vers lui en me détachant nerveusement. Mes prunelles le scrutent de la tête au pied, le cœur serré.
« Dis-moi que tu vas bien ! »
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» Publié par Jimmy Chesly

» 21 juin 2018, 21:50

L’adrénaline, le speed, Helle est en panique et j’en suis désolé, mais bordel, ça m’a foutu un de ses gaules ! Enfin, façon de parler, je suis pas littéralement en train de bander ! Le souffle court, l’adrénaline qui redescend, le manque d’orgone, je suis affalé littéralement dans mon siège, la tête en arrière, à passer une main sur mon visage. Bordel, quel trip !

-Ouai, t’inquiète, ça va !

On dirait que je viens de prendre mon pied non ? C’est un peu ça, je suis genre, en redescente, tout le bordel et il me faut un peu de temps pour me remettre, attendez, faites-vous courser par des gars patibulaires, pensez que vous devez pas non plus merder pour la fille avec vous et on en reparle après de votre état, non ?

Je frotte mes yeux, déglutit, prends sa main et l’embrasse. Ma pauvre Helle, je voulais pourtant une petite soirée sympa, mais…bah,j’ai encore merdé, comme d’habitude. Je suis un nid à emmerde, j’y peux rien, je sais que je devrais éviter de l’y mêler, mais, … bon bref.

-Toi ça va ?

Je la regarde, je m’en veux, je vous le jure. Je m’en veux vraiment, alors je l’attrape et je l’attire vers moi, un petit sourire à la con sur les lèvres.

-Comment je me rattrape ? J’voulais pas t’entraîner dans ces conneries…je te jure ! Ouai, je suis sincère hein, alors, je viens la prendre dans mes bras, simplement histoire de me blottir pour m’excuser, qu’est-ce que je peux faire de mieux ? Je suis désolé. Je soupire et joue avec les mèches de ses cheveux, avant de reculer mon visage et lui faire une sorte de moue boudeuse, un rien d’adorable, un rien de parfait.

-T’es quand même vachement sexy quand tu cours. Je pense que c’est la robe noire qui fait tout ! Ouai, je balance une connerie, une petite, histoire de me faire un peu plus pardonner, peut-être !
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Helle Larsen

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Helle Larsen

» 20 juil. 2018, 19:11

Que je ne m'inquiète pas ?! Non mais il est sérieux ? Il vient de se faire frapper quasiment toute la soirée et il faudrait que je ne m'inquiète pas... Shit ! C'est pas possible. Il ne peut pas me demander une telle connerie. Il le voit mon regard noir qui coule sur lui. J'ai des envies de meurtre là ! Mais il agit avant. Me surprenant une fois de plus par surprise. Il saisie ma main, je ne résiste pas. J'ai le cœur en vrac, la nausée au bord des lèvres. Le baiser m'apaise un peu... mon humeur est cependant encore bancale. Je ne sais pas si je suis énervée contre lui, les types... ou la terre entière. Je lâche un profond soupire sans cesser de le regarder. La poitrine se gonflant lourdement. Sa question rebondit sur moi comme une balle en mousse, tamponnant mon inquiétude de son doux rebonds. « … Ça va. » Si tu savais à quel point j'ai flippé pour toi ! Ma pensée s'évapore dès qu'il me tire contre lui. Je me tord un peu. On ne peut pas dire que l'habitacle de ma caisse est l'endroit idéal pour un câlin mais je prend sur moi. J'ai ce besoin de me sentir dans ses bras. Le mouvement relève un peu ma robe de mes cuisses. Je lève un regard polaire sur lui... Comment se rattraper hein ? J'ai bien une idée... « Avec une autre soirée. » Plus je passe du temps avec lui, mieux je me porte. « Mais ailleurs qu'au Havana hein. Je n'ai pas envie de recroiser ses abrutis. » Et encore, je suis polie. Oh je vois sa mine de boudeur... son sourire de petit con. C'est suffisant pour me faire craquer. Et comme s'ils sentait que mon humeur n'était pas au top, il m'arrache un rire avec cette histoire de robe quand je cours. Je ne peux m'empêcher de lui donner une petite tape sur l'épaule. Il est tellement désespérant qu'il m'amuse. « Ah parce que courir comme une naze sur des talons à lutter pour ne pas tomber c'est... sexy? » Je me redresse un peu.
« Je vais te montrer ce qu'est être sexy. » Parce qu'il me cherche. Parce que je veux oublier cette soirée merdique et cette trouille que j'ai ressenti.

Alors ma jambe nue enjambe le pommeau de vitesse, laissant mon fauteuil pour me retrouver à califourchon sur lui, cette fois ma robe est remontée à mes hanches, dévoilant un shorty de dentelle noire. J'incline légèrement le haut des épaules et tête dans sa direction. Ma caisse est étroite, le plafond bas et les mouvements limités ! Je passe mes bras autours de son cou. Balance ma masse de cheveux sur le côté d'un geste sensuel. Je plante un instant mes dents la pulpe de ma lèvre inférieure. Mon bassin oscille docilement sur lui... provoquant les prémices d'une endorphine sauvage. Je veux taquiner ce qu'il a déjà gonflé sous son jeans. Je lui dois bien ça, sa dose d'Orgone. Ma bouche vient chercher la sienne d'un baiser délicat mais pressant. Je la pince de mes lèvres. Une fois... avant de me dérober sans cesser de sourire. Tout est jeu avec lui. Et ça me plaît. Le contact est grisant. Et sans m’en rendre compte, je nourris les vagues de sensations qui s’éveillent en moi, au creux de mon ventre. Je glisse doucement mes mains sous son t-shirt. Un contact de chair contre chair, rendant la mienne sensible à son contact. Mon visage s’en incline même sur le côté, et j'ose à nouveau. Un autre baiser est déposé sur sa bouche. Plus appuyé... Plus charnel aussi. Je gagne du terrain. Et de la confiance aussi. Parce que mes lèvres se fendent, et c’est le bout de ma délicate langue griotte qui vient à la rencontre de sa jumelle. Mes iris plongées dans l’obscurité de mes paupières.
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S'élever. Recoudre l'air. Aimer.

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