Working girl — Livna

L'appartement en duplex ouvert dans un style moderne a pour mot d'ordre la luminosité.
Verrouillé
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» Publié par Satsobek Anahk

» 06 janv. 2017, 19:11

Livna, une femme occupée, quel euphémisme ! En quittant Lucy, je m’étais arrêté devant un kiosque à journaux pour rechercher quelques revues. Deux d’entre elles affichaient des articles sur la journaliste. Son interview avec l’ambassadrice des Nephilim provoquait une onde de choc dans la sphère télévisuelle.

Je m’étais acheté les magazines et avais lu ce qu’il rapportait. Un premier article traitait surtout de l’ambassadrice, un second, plus intéressant détaillait Livna. Ou, plus exactement, il expliquait que cette femme restait malgré tout très secrète. Mais le troisième article me plaisait moins. Il critiquait Livna. Je le lus également avec attention pour mieux comprendre. J’étais vraiment surpris à sa lecture des jugements qui pouvaient être portés dans un sens comme dans l’autre. J’imaginais donc qu’elle parlait peu d’elle-même pour se protéger. Heureusement que j’en avais tiré cette conclusion. Le chroniqueur la trouvait d'ailleurs bien trop secrète.

Quelques jours plus tard, j’avais récupéré les clefs de l’appartement auprès de Julie, l'assistante d'Armand, même si je n'ai pas vraiment tout compris du lien qui les unissait. Je n'avais jamais rencontré Armand, d'ailleurs. J’aurais bien offert un cadeau de la boutique à Livna, mais les prix m’en dissuadèrent. Il m’aurait fallu travailler deux trois mois pour lui en payer. Je ne pouvais pas passer le restant de ma vie à monter des bagages. Surtout qu'au Frem's je devais redonner les pourboires au patron. Quelle arnaque ! Mais pourquoi diable, Livna s’intéressait-elle à un homme tel que moi ?

Un sac à dos accroché aux épaules, je marchais vers l’appartement de Livna. Surpris par le quartier où elle vivait, je n’avais pas prêté attention à une voiture, garée sur le bas-côté. Un homme en jaillit pour me photographier et me poser des questions sur ma relation avec Livna. Je voulais l’ignorer, mais ils avaient l’art et la manière de provoquer une réaction chez vous. Je ne sais plus quelle remarque désobligeante sur Livna me fit réagir.

« Je me suis fait agressé, je me suis blessé et Liv… Mademoiselle Jones m’a conduit à l’hôpital
— Oh, elle vous a conduit à l’hopital par gentillesse, peut-être.
— Pourquoi ? Vous abandonnez les gens blessés, vous ? »

Il fut désarçonné, alors à ses autres questions, je répondis par des questions à son attention. Cela l'énerva et je poursuivis ma route sans m’arrêter devant l’immeuble de Livna. Je revins plus tard et quand je fus assuré d’être seul, j’entrais dans l’immeuble. Un concierge m’interpella, je faisais tâche dans ce hall avec mes vêtements. Leur usure effaçait leur bonne qualité.

« Elle m’a remis un trousseau de clef, je saurais me débrouiller. »

Il me sourit quand il remarqua le trousseau et eut même la politesse de me procurer quelques indications utiles pour trouver la bonne porte. Ce n’était pas une des grandes tours de Downtown ou du Strip. Je pense que j’aurais quand même pu trouver seul.

J’empruntais donc l’accès commun, ignorant qu’un ascenseur privé existait. Je frappais à la porte au cas où, mais personne ne vint ouvrir. Alors, j’entrais.

« Ouahhhh ! » Mon sac à dos en tomba de mes épaules, il pendait à mon coude. J’eus tout le temps de visiter les lieux, ce luxe étincelait. Pas moins de deux salons, cinq chambres. La plus petite faisait le double de mon studio. Je n’y croyais pas. Qu’est-ce que Livna me trouvait pour m’offrir cela ?

N’ayant aucune idée de l’heure à laquelle elle allait arriver, je pris une douche et m’habilla espérant être présentable. Mais la nuit se passa sans elle. J’avais l’impression d’être un intrus. Alors je rangeais la moindre chose que j’utilisais. Seule une armoire contenant mon sac à dos indiquait que j’étais présent.

Une autre chambre semblait avoir un occupant, alors j’avais refermé la porte sitôt vu ses affaires. Mais j’étais bien seul dans la maison. De même, je n’étais pas entré dans la chambre de Livna. Mais des images de nos corps envahirent mon esprit.

J’avais travaillé toute la journée pour un casino, je traduisais leurs offres dans plusieurs langues. Simplement parce que je voulais offrir quelque chose à Livna, j’avais eu le culot d’augmenter mes tarifs quand le Venitian m’avait appelé. Ils avaient accepté sans négocier, preuve que j’aurais pu demander plus.

Encore une nuit seul… Finalement, je m’étais rendu chez Julie et je lui avais demandé un conseil. Nous avons discuté plus d’une heure et j’étais reparti avec un cadeau. Elle m’avait fait un bon prix et m’avait autorisé à payer en trois fois.

« Tu es sûre que cela lui plaira.
— Non Kayden
— Tu n'es pas rassurante.
— Je sais, mais c’est le fait de ne pas savoir qui est grisant, non ? »

Je n’étais pas convaincu, mais cela m’avait fait rire.

Plus tard, de nouveau dans l’appartement de Livna, j’entendis la porte de l’ascenseur privé, (oui je l’ai découvert à force), J’étais dans le salon à l’étage, il me semblait plus cossu, plus prompt à la réflexion. j’avais l’ordinateur sur les genoux et je finissais deux nouvelles traductions, car le Venitian était très content de mes travaux. Il me proposait de reprendre certaines cartes après que je leur ai montré les nombreuses coquilles qui s’y trouvaient.

Je déposais l’ordinateur sur le côté quand j’entendis des bruits de talons dans l’escalier. Je me retournais, à la fois impatient et anxieux de revoir Livna. Elle avait vu l’emballage de chez Armand, elle le tenait à la main. Je l’accueillais en souriant. J’avais répété cette scène une centaine de fois, alors je connaissais mon texte par coeur.

« Je ne sais pas si ces vêtements te plairont, mais c’est cela qui est drôle, non ? »

Excitant, j’avais dit de dire excitant… Boulet, Kayden, boulet !

Il ne s’agissait pas de sous-vêtements, mais bien d’une tenue pour tous les jours. Enfin, difficile de parler des créations d’Armand comme de tenues qu’on peut porter tous les jours. Il arrivait à rendre des vêtements sexy sans vulgarité. Ils resplendissaient de classe et de bon goûts tout en mettant en valeur les silhouettes féminines. Elles sont vraiment d'une qualité exceptionnelle.

Je laissais approcher Livna, ne sachant pas comment lui dire bonjour.

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» 07 janv. 2017, 13:34

Les jours qui avaient suivi l’interview, n’avaient pas été de tout repos, moi qui comptais prendre un peu de distance avec cela afin de réfléchir calmement à la proposition faite. Si j’étais passé à mon appartement, cela avait été pour le quitté aussi tôt. Du moins pas après une douche et une razzia sur un pot de crème glacée vanille noix de pécan caramélisée, d’une marque faisant du commerce équitable. Je dois reconnaitre que l’invention de la crème glacée et ce quel que soit son parfum a été pour moi une révolution pour mes sens. C’est fou tout ce que l’on peut faire avec une crème glacée pour titiller nos sens. Mais passons et revenons à ces quelques jours. Premièrement, j’ai dû accepter de voir mon producteur et le directeur de la chaine, afin de débriefer le dit interview. Ces deux hommes voulaient savoir ce qui s’était dit lorsque je m’étais retrouvée seule avec Vesta. Je pouvais les comprendre, de plus ils voulaient que je prenne conscience de l’effet médiatique que ceci aurait sur ma carrière. L’un dans l’autre, je dois reconnaitre qu’ils m’offraient une opportunité, mais je demandais toujours comment aborder la question de devenir la correspondante attitrée de l’autorité Néphilim. Ils me parlèrent du fait que je venais de rentrer dans une sorte de club et que cela allait donner lieu à des attaques personnelles, du fait de mon inexpérience. Il ne me fallut que quelques paroles pour les rassurer sur ma capacité à gérer ces dernières. Après tout, aucuns humains ne me résistent et tous deviennent mes amis si je le désire. D’ailleurs, il ne fallut pas bien longtemps pour que je me retrouve avec le visage du directeur de la chaine entre les jambes pendant que je m’occupais de Mickaël, mon producteur. Ce n’est pas que j’avais particulièrement besoin de me nourrir, mais je commençais à m’ennuyer quelque peu. Cela ne répondait pas à ma question, concernant la proposition que m’avait faite Vesta. Pouvais-je continuer à animer mon émission tout en servant la belle Originelle ? Il faut dire que j’apprécier mon travail, même s’il pouvait paraître peu digne de ma nature. Mais il me permettait de toucher des dizaines de milliers de personnes. Mais je devais être honnête avec moi-même, c’était surtout le fait de prendre le risque de sortir de mon anonymat, si on pouvait dire. J’aimais bien le fait que personne ne sache ma nature, même si j’avais réussi grâce à mes dons, j’avais malgré tout fait des efforts, travaillé. En prenant le risque de me révéler, je risquais de gâcher tout cela, sans parler que le mystère avait du bon. Ce fut au moment où Mickaël laissa jaillir son plaisir au fond de ma gorge, que je pris conscience qu’il m’était possible de jouer sur les deux tableaux. Quelques secondes plus tard, ce fut autours du directeur, qui je dois le reconnaître savait y faire. Je laissais les deux hommes se remettre, pendant que j’allais faire un peu de toilettes. Puis je les remerciai pour leur préoccupation concernant mon futur et pour le moment passé, avant de les laisser entre-eux.

Je fis un passage chez moi, ma décision prise, mais il fallait que j’en parle avec quelqu’un. Après tout, si j’acceptais la proposition ce n’était pas seulement ma vie qui risquait de changer. Big B n’était pas présent, ce qui n’était pas surprenant. Je passai une nuit, seule, ce qui était rare, à réfléchir, ce qui n’était pas toujours mon fort, non pas que je sois idiote, mais je préfère manipuler les gens pour que les choses prennent la tournure qui m’intéresse, au lieu de réfléchir à une manière d’arriver à mes fins. Le lendemain, je décidais de passer au studio, où je parvins à éviter Michaël. Ce dernier pouvait devenir collant après que je me sois amusé avec lui. Surtout que cette fois-ci, ce n’était pas lui qui avait été à l’origine de la petite partie qu’on avait joué avec le directeur. Je pris quelques notes sur les sujets que j’allais devoir traiter. J’eux le droit à quelques félicitations et autres gentillesse, mais aussi à quelques critiques et regards noirs. Etant parfaitement habituée à cela, je n’y prêtai aucune attention. Une fois les enregistrements terminés, je quittai le studio mais au lieu de rentrer chez moi, je me dirigeai vers le club dans lequel Big B travaillait. Vous ne serez pas surpris si je vous disais qu’il s’agissait d’un club libertin. Je savais que ce dernier appartenait à une famille Néphilim, ce qui m’offrait une certaine discrétion. Ce ne fut que le lendemain que je retournai chez moi en compagnie de mon plus vieil ami et serviteur humain.

Alors que je passais la porte de l’ascenseur privé, je constatai que l’appartement n’était pas vide. Ainsi il avait accepté ma proposition. J’avais dut le rater de peu, Big B ne releva pas et se dirigea vers la cuisine, afin de nous préparer quelque chose à manger. C’est alors que j’aperçu l’emballage, quel amour. Et lui comment réagirait il, à l’annonce de ma nature et du monde dans lequel j’allais l’embarquer. Il était précieux, rare, une curiosité pour n’importe quel Néphilim et une source de pouvoir non négligeable. En acceptant la proposition de Vesta et en le réclamant, je savais le mettre à l’abri d’une certaine manière. Je décidais de repousser, cette question, allant à la rencontre de Kayden. Comme à son habitude, il fit montre d’un comportement indécis, ne sachant comment se comporter en ma présence. Je me contentai de lui sauter au cou et de l’embrasser fougueusement, telle une adolescente retrouvant son amant. Je sentis son ogone réagir, bordel il était une véritable bombe, meilleur que n’importe quelle crème glacée. Je libérai sa bouche et m’écarta de lui.


… « Je vois que tu as pris tes aises, tu as bien fait, alors comment tu trouves ton nouveau chez toi, chez nous devrais-je dire. » …

J’avais changé de comportement, prenant un peu de distance avec lui, afin de le laisser respirer et le maintenir dans le flou me concernant. Avant qu’il n’ait eu le temps de réagir, j’attrapai sa main le conduisant vers la cuisine, dans laquelle on ne pouvait manquer Big B, du fait de sa corpulence de colosse d’ébène.

… « Kayden voici William, un autre de mes protégés, tu verras c’est un super cuisinier et mon plus vieil ami-amant » …

Big B offrit un sourire amical et d’une certaine douceur, avant de replonger dans sa préparation.

… « C’est une véritable pate, mais il est très protecteur avec moi, vous devriez bien vous entendre. Je le considère presque comme mon grand frère ou quelque chose d’approchant. Tu as surement trouvé sa chambre » …

Lâchant sa main, je le laissai là, commençant à me déshabiller, laissant tomber mes habits, j’avais besoin d’une douche. Me retournant vers Kayden un sourire malicieux sur les lèvres.

… « Merci pour le cadeau, tu n’étais pas obligé, tu ne me dois rien, n’oublie pas tu es mien maintenant » …

Ondulant, savourant le contact du sol sur la plante de mes pieds, je me dirigeai donc vers l’une des salles de bains de la maison. Il y avait quelque chose dans ma voix, un soupçon de pouvoir, mais surtout un ton qui ne permettait aucune réponse, une affirmation, un fait établi et irrévocable.

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» Publié par Satsobek Anahk

» 15 janv. 2017, 12:01

Une décharge d’adrénaline envahit mon corps à ce baiser, je mets quelques secondes à me remettre. Elle m’emmenait déjà vers la cuisine. Je clignais des yeux en découvrant William. Quelle armoire à glace !

Il épluchait des oignons avec une douceur qui contrastait avec la force dégagée par ses mains.

« C’est une véritable pate… » me dit Livna.

Une sacré paire de pattes, oui ! me disais-je sans oser imaginer ce qu’elles auraient fait à mes agresseurs. Je lui tendis une poignée de main. Il sourit en me saluant simplement d’un signe de main. Ils venaient de laver les siennes et elles tenaient de la nourriture.

« Oui pardon ! »
Je m’excusais au grand damne de Livna, sans doute. Quelle idée de serrer la main d’un homme qui cuisine !

Livna s’échappa rapidement vers la douche après s’être déshabillée devant nous. Je gloussais, légèrement gêné, elle disparut si rapidement que je m’en voulais de ne pas avoir réagi.

« Tu es bien timide pour ce bateau, Kayden.
— Oui, j’ai bien peur que cela ne l’agace…
— Alors qu’attends-tu pour la rejoindre ?
— Je ne voulais pas paraître…
— On ne vit qu’une fois, Kayden. »

Je levais les yeux sur William, surpris de trouver en cet homme de si bons conseils. Son visage avait visiblement été marqué par une bombe. Mes voyages me faisaient reconnaître des blessures de guerre. Je ne détournais pas le visage et ris avec lui. Je savais que les blessés détestaient qu’on détourne les yeux. Cela aussi, je l’avais appris à force d’être confronté aux conflits. Est-ce que les Nephilim et les Elohim apporteraient une fin à ces conflits.

Je le remerciais et me rendis à la salle de bain. C’était la seconde fois que Livna insistait sur le fait que je lui appartenais. Naïvement, cela m’amusait. Je ne mesurais pas encore ses paroles.

J’ouvris la porte de la salle de bain et la refermai derrière moi. L’eau chaude avait déjà formé un brouillard dans la pièce, mais je devinais son corps flouté par la buée sur les vitres de la grande douche italienne. Je retirais ma veste et remontais les manches de ma chemise. Je m’approchais pour ouvrir la porte. L’amour c’est du bullshit.

Je me souvenais de cette phrase échangée avec Lucy. Elle a raison. Elle a tellement raison. Je ne suis pas amoureux de Livna. J’ignore pourquoi et ce n’est pas le sujet. Mais son corps, sa silhouette, ses courbes sont une invitation à la luxure. Je n’ai pas envie de me montrer poli, ni galant. J’attrape ses cheveux et la cambre en arrière. Je ne sais pas ce qu’il me passe par la tête, mais déjà ma main glisse entre ses fesses.

« Alors comme cela, je suis à toi ? »

Je ne sais pas ce qu’il me passe par la tête. La voir ainsi me fait perdre toute retenue…

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» 03 févr. 2017, 14:30

Béni était celui qui avait inventé la douche. Je reconnaissais pleins d’avantages aux bains, mais ils ne me faisaient pas éprouver la même chose. Sentir l’eau couler sur mon corps, pouvoir la ressentir comme une caresse sur l’intégrité de ma peau, avait sur moi un effet presque cathartique, me libérant de toutes les tensions qui parcouraient ce dernier. Outre ce plaisir, il était plus aisé de se laver les cheveux sous une douche que dans un bain. J’étais à réfléchir, sur les évènements qui étaient arrivés récemment, ma rencontre avec Kayden, la proposition de Vesta. Tout ceci allait m’amener à réfléchir à quelques changements dans cette dernière. Devais-je signaler la particularité de mon nouveau jouet, lorsque j’irais le réclamer comme mien. Ce que je ne devais plus repousser à faire, aussi bien pour sa sécurité que pour moi. Mais pour cela, il fallait que je lui explique ma nature, sa situation. Depuis l’incident et notre révélation, les humains avaient appris à nous connaitre, à nous accepter, du moins pour certains. Mais comment allait réagir, celui-ci, je pouvais le soumettre à l’aide de mon pouvoir, mais je savais que cela n’était pas la meilleure solution.

Alors que j’étais dans mes pensées, laissant l’eau conduire mes sens vers une certaine plénitude, je sentis une main attraper mes cheveux et me contraindre à me cambrer vers l’arrière. Lorsque sa main glissa entre mes fesses, son identité me fut confirmée, même si je n’avais eu nul besoin de cela pour savoir que Kayden se trouvait derrière moi, dans une position de dominance. Le ton de sa voix était assuré, il semblait avoir trouvé en lui une force qu’il ne m’avait que peu montré. Quelle sensation désagréable, de ne pas savoir comment réagir, devais-je le faire, ou bien reprendre la contrôle. Il me suffirait de peu pour me dégager de sa prise et retourner la situation et il apprendre qu’en ma demeure, je suis la seule maitresse. Mais j’avais commencé un jeu avec lui et je voulais savoir jusqu’où il était capable d’aller. Mon regard ne s’illumina pas, je ne voulais pas couper son élan, mais le défi y était présent, tout comme dans le ton de ma voix.

… « Tu es mien, tout comme ton plaisir ou désir, c’est moi qui mène la danse » …

Un petit rire moqueur suivit mes paroles, je le piquais dans son orgueil d’homme, remettais en cause ce pouvoir que pensaient posséder tout homme, sur les femmes. La société, les avait modelé depuis des siècles à contrôler le désir des femmes, à le soumettre à leurs règles. Elle leur avait appris que c’étaient eux les maitres, ceux qui possédaient, disposaient de nos corps pour leur propre plaisir. Bien sûr, depuis quelques décades, une nouvelle vague d’hommes étaient apparus, considérant que nous avions les mêmes droits qu’eux sur celui-ci. Mais ceci avait tendance à faire disparaitre un trait que j’appréciais chez eux, leur force, leur désir d’assouvir leurs plaisirs sans se soucier de la société, des convenances. Aujourd’hui les hommes ne savaient plus que prendre sans rien donner en échange, ou alors donner sans rien prendre en retour. Soit ils étaient des prédateurs avides et égoïstes, soit de gentils compagnons doux et ne voulant pas nous blesser. Prisonnier entre ces deux archétypes, ils se perdaient.

Mais revenons à Kayden et son audace, je fis mine de me libérer de son emprise, de le repousser. Du moins avec toute la force que pouvait avoir une femme et non une Néphilim. Je prononçai alors quelques mots, toujours avec ce ton de défi, supérieur. Voyons, jusqu’où il peut aller, car après tout son comportement pourrait aussi définir son espérance de vie dans mon monde et ce au sens le plus littéral.


… « Arrête ce simulacre, on sait tous les deux qui dirige, retourne à la cuisine, je t’appellerais si j’ai envie de m’amuser avec toi » …

Méchante, humiliante, castratrice, peut-être, mais j’avais besoin de connaitre ses limites, sa véritable nature. Si je faisais de lui mon serviteur, je devais savoir ce qu’il avait en lui, ce qu’il pouvait m’apporter en dehors de son ogone particulière. Je n’avais pas besoin de chiens, chiots ou animal de compagnie, le monde m’en offrait assez. Tous mes serviteurs, même les plus dociles, avaient quelque chose, une force, un talent qui les rendait particuliers à mes yeux. Donc pour l’instant, je défiais, me moquais de Kayden, de sa masculinité, afin de pouvoir lui apprendre où se situait sa place dans mon monde, s’il voulait y survivre.

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» Publié par Satsobek Anahk

» 07 févr. 2017, 12:10

Sa réponse me fait rougir, un feu intérieur couve en moi et ces mots lui apporte de l’oxygène, mon corps s’enflamme. J’aime l’idée d’être sa possession, cela m’amuse, car je suis loin de me douter qu’elle parle au sens propre, non au figuré. Lucy a levé des doutes en moi. Si dans mon entourage, il y a une Nephilim, ce ne peut-être que Livna. Mais j’ignore leur moeurs, j’ignore ce qu’on raconte sur leurs esclaves.

La phrase suivante castratrice ne réfrène pas mes ardeurs, j’en pèse chaque mot. Des milliers d’images parcourent mon esprit, certaines sexuelles, d’autres plus politiques, des hommes ordonnant aux femmes, des esclaves s’agenouillant devant leurs maîtres, des prisonniers se rebellant contre leurs geôliers.

Quelle est ma place ? Dans la cuisine, non. Quelqu’un cuisine déjà, mieux que moi. Me teste-t-elle, sans aucun doute. Attend-elle que je parte en bon toutou, que je prenne sans me soucier de son bien-être ? Livna me semble plus complexe, différente des femmes que j’ai connues. Sexuellement, je ne peux pas comparer, je parle bien de son comportement.

« Mon plaisir ? Mon désir ? Ils comptent, mais je ne suis pas venu que pour eux. En cuisine, ton homme te prépare déjà quelque chose. À quoi je servirais. Tu t’es dénudée devant nous... »

Je respire, tente ma chance, après tout si je me trompe, elle ne devrait pas mal prendre ce qui allait suivre…

« … Tu es une Nephilim, (je ne prétends pas qu’elle pense qu’au sexe, mais pour lever tout doute, je précise ma pensée) difficile de te résister surtout quand tu te dénudes face à nous. Je pensais à nous détendre ensemble. »

Je recule d’un pas néanmoins, on ne se refait pas. Je vais pour quitter la salle de bain, car mes suppositions n’attendent aucune réponse. Mais si elle parle ou fait un geste, je m’arrête aussitôt.

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» 08 févr. 2017, 20:26

Est-ce que sa réaction me surprend, nullement, aurais-je souhaité une autre réaction de sa part, peut-être. Mais lorsqu’il énonce ma nature, sans douter de lui, je ne peux cacher ma surprise, oubliant presque ses mots. Mais la surprise disparait rapidement et une sorte de colère me gagna, non pas pour ce qu’il avait dit, mais pour sa remarque à l’égard de William. Alors qu’il s’apprête à partir, je le rattrape, je ne sers pas de ma force, elle n’est pas nécessaire.

… « William n’est pas mon homme, même s’il m’appartient du point de vue de mes semblables. Vous êtes à mes côtés, car vous l’avez désiré, sans que je vous pousse à faire ce choix » …

Oh, je pourrais les soumettre, mon pouvoir les mettrait à mes pieds sans qu’ils puissent résister. Mais ma colère disparait tout aussi rapidement qu’elle est apparue. Je dois reconnaitre que Kayden me déboussole, tout comme son ogone. Il semble avoir un côté sauvage, peut être brutal, mais sans avoir envie de l’assumer ou le savoir. Je lui lance un regard enflammé par la couleur de l’ogone qui coule mes veines, confirmant ma nature, si mes paroles n’avaient pas suffi.

… « Tu viens me défier et recule dès que je te fais face. Qui es-tu, qu’elle est la place que tu désires avoir à mes côtés, dans ma vie, mon amant, mon jouet ? Tu dois savoir qu’ils sont nombreux à attendre que je les choisisse et certains ont cette chance. Mais je n’invite pas tous mes amants à vivre à mes côtés, dans mon monde. » …

Je le lâche, venant me coller à lui, glissant ma main sur son entre-jambe, de mon autre bras je l’étreins, avec ma force, le faisant prisonnier de mon désir.

… « Lorsque tu viens à moi, avec ton désir, prend le, satisfait le, sans te soucier d’autre chose. J’aime le sexe sous toutes ses formes, ne refusant jamais de satisfaire ce plaisir ou celui de ceux que je choisis comme étant mien.» …

Mes yeux brûlent toujours de cette flamme qui leur donne cette couleur si particulière et qui trahit ma nature, de mon appétit. Je sens son désir monter, sous ma caresse, je décide alors de glisser ma main dans son pantalon, arrachant ce qui gêne.

… « Oui, tu es mien tout comme William, Julie ou Armand, vous m’appartenez, je vous ai choisis pour être à mes côtés, faire partit des miens. J’ai tous droit sur vous, mais personne ne pourra vous faire du mal sans affronter ma colère et crois moi je ne suis pas faible. Je t’apprendrais à comprendre mon monde à y vivre, y survivre. Tu découvriras des tentations comme jamais tu n’en as connus, mais celles-ci pourraient te conduire à la mort, si tu fais le mauvais choix, si tu adopte pour le mauvais comportement » …

Ma main continue à caresser cette hampe de chair, savourant le contact de ma peau sur le sienne. Je me nourris de l’ogone qu’il dégage, sans aucune retenue, laissant ce dernier allumer mon désir qui réchauffe ma voix.

… « Alors comment me veux-tu ? Je peux te donner les plaisirs que tu désires, même ceux que tu refrènes, dont tu pourrais avoir honte. » …

Ma bouche vient gouter la peau de son cou, avant d’atteindre son oreille et lui chuchoter quelques mots.

… « Je peux être tienne, tout comme tu es mien, tu peux avoir mon corps et seulement lui, alors que je te prendrais ton âme, ta volonté, ton corps, quand bon me semble et t’arracherais le cœur de mes propres mains si tu me trahis en quoi que ce soit » …

J’arrête mes caresses m’immobilise, relâchant mon étreinte, attendant de voir, de connaitre la suite, avec impatience.

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» Publié par Satsobek Anahk

» 16 févr. 2017, 15:51

Le discours de Livna fige totalement Kayden. Un frisson parcourt son corps et la chair de poule recouvre rapidement ses bras. Sa main s’avance vers Livna et trahit une hésitation supplémentaire. Elle ne se trompe pas. Il est totalement tiraillé entre une pulsion sexuelle des plus animales et son éducation trop pieuse. Ces découvertes sexuelles le tourmentent et elles le privent de mots, forçant Livna à reprendre le taureau par les cornes, ou plutôt par les « corrollès ».

Son chibre grossit tant par la main de Livna que par ses mots crus et attisant. Il hésite trop. Mais une brûlure envahit alors la main de Livna, l’afflux d’Orgone s’intensifie, plus pur et plus puissant que tout ce qu’elle connait. Quand elle déclare qu’il est sien, que ses yeux flamboient, il aurait pu prendre la poudre d’escampette — ou du moins essayer. Mais au contraire, l’idée de se retrouver attacher, supplicier par Livna l’excite avec une passion inconnue. La honte le gagne et la honte c'est bon. Il aime ça.

« Alors comment me veux-tu ? Je peux te donner les plaisirs que tu désires, même ceux que tu refrènes, dont tu pourrais avoir honte. »

À croire qu’elle lit dans ses pensées ! Il frémit, il recule d’un pas mais ses mains ont attrapé la taille de Livna pour la garder coller contre lui. Elle susurre à son oreille des mots l’enflammant encore plus. Son esprit est parcouru d’images plus brutales les unes que les autres.

Il baisse les yeux vers la main de Livna, elle l’a libérée, elle semble attendre qu’il s’exprimer. Quelques signes dans son regard trahissent son impatience. Il serre le poing, la douleur de sa cicatrice se déchirant légèrement le crispe. Sa main s’ouvre de nouveau, remonte le long des courbes de Livna.

La perspective de la mort le touche évidemment, mais elle l’excite aussi. L’Orgone qu’il délivre porte alors un goût de peur et de tentation, son orgone envoûte, fascine et regorge de puissance.

« Je veux tout cela. » prononce-t-il la mâchoire serrée.

Il inspire pour prendre son courage à deux mains et le serrer aussi fort que ses mains étreignent les fesses de Livna.

« J'ai envie d'être ton jouet, ta possession. Je veux aussi que tu me fasses découvrir toute la luxure dont tu es capable. »

Être son jouet sexuel… Cette tentation l’envoute, l’avouer a été plus facile qu’il ne le pensait. Cela lui donne des ailes. Il a bien compris qu’elle ne lui offrirait que son corps, alors qu’il lui donnera tout. Mais le charme de Livna est irrésistible. Il lui vend son âme sans sourciller. Mais la facilité avec laquelle il a avoué ses pulsions lui donne des ailes.

« Tu as dit que tu serais mienne ? Tu as dit que si j’avais un désir, je devais le prendre ? que je devais prendre mon plaisir sans me soucier du reste ? Tu es sûre ? Parce que je veux aussi que tu sois la femelle sur laquelle j’assouvirais mes pulsions. Je veux que tu réalises tous mes fantasmes ! Surtout les moins sages ! »

Va-t-il trop loin ? Il n’en sait rien. Il bande tellement que son sexe lui fait mal. Il se perd et se libère totalement face à cette promesse de luxure. Va-t-elle le tuer ? Vient-elle au contraire de trouver un esclave comme elle les aime ? Il n’en sait rien ? Il ne l’a pas réaliser, mais il a avancé, plaquant le dos de Livna contre le mur avec force.

Verrouillé

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